Jeannette Bougrab, ministre en charge de la vie associative, a rencontré, cet après-midi à Saint Denis-de-Gastines, environ 200 personnes issues du tissu associatif nord-mayennais. La localité dionysienne était toute désignée pour ce face à face, tant la vitalité du bénévolat y est remarquable (35 associations). Accompagnée du député Yannick Favennec, du préfet et d'un cortège d'élus locaux, Jeannette Bougrab s'est exprimée sur les difficultés administratives auxquelles se heurtent les responsables associatifs. Appelée il y a un peu plus d'un an à rejoindre le gouvernement de François Fillon, elle représente notamment quelque 14 millions de bénévoles français répartis dans plus d'1,2 million d'associations. Après avoir souligné de manière insistante, presque gênante pour l'intéressé, le travail de Yannick Favennec sur les normes qui plombent le monde associatif et la ruralité en général, la ministre s'est prévalue d'un dense travail réalisé au profit des bénévoles depuis sa nomination au gouvernement : la mise en place du tronc commun d'agréments, qui évite d'avoir à multiplier les demandes en même temps que les engagements ; la mise en place pour les jeunes de services civiques dans le cadre associatif ; le rejet de la proposition de loi qui prévoyait de plafonner la déductibilité des dons faits aux associations ; et la reconnaissance des acquis de l'expérience pour valoriser, aux yeux du monde professionnel, les compétences acquises au coeur de l'engagement associatif.
La Sacem, objet de toutes les rancoeurs
Enfin, Jeannette Bougrab a souligné les avancées obtenues auprès de la Sacem (sous tutelle du ministère de la Culture) : simplification de la déclaration et mise en place d'un forfait.
Mais cette question reste particulièrement sensible, la Sacem, objet de rancoeur, cristallise l'essentiel des reproches formulés par les bénévoles. Jeannette Bougrab n'a pas voulu « promettre de miracle » et a seulement évoqué des avancées progressives et mesurées.
Inflexible sur la sécurité
Sur l'évolution des règles de sécurité, elle s'est montrée inflexible, évoquant « les drames terribles » qui peuvent être évités. La facilitation de la mise en oeuvre de ces règles contraignantes doit passer par « la collaboration entre associations ». Si quelques bénévoles espèrent voir un jour leur retraite gonfler en fonction du nombre d'années "données", qu'ils ne se fassent pas d'illusion. La proposition a été balayée au motif qu'elle est antinomique avec l'idée de gratuité qui sous-tend l'engagement associatif. Il faut ajouter que si 14 millions de bénévoles (un Français sur quatre) font valoir un jour des droits supplémentaires à la retraite, le système déjà fragile pourrait ne pas s'en relever.
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