A Nice, en 1976, la guerre des casinos fait rage, et Agnès Le Roux, fille de Renée Le Roux, la patronne du Palais de la Méditerranée, rentre à Nice, bien décidée à récupérer son héritage pour vivre sa vie. Elle fait la connaissance de Maurice Agnelet, un avocat et homme de confiance de sa mère, dont elle tombe amoureuse.
Cette tragique affaire, qui a trouvé une nouvelle conclusion il y a quelques mois, après la fin du tournage, ne pouvait qu’inspirer un cinéaste tel qu’André Téchiné, car il y a dans ce drame tout ce qui intéresse le cinéaste : pouvoir, argent, ambition, manipulation et amour. En s’inspirant du livre écrit par Renée Le Roux et son fils, le cinéaste a réussi à ne jamais prendre parti et à ne pas charger Maurice Agnelet. Car on sent bien que ce qui l’intéresse, c’est la personnalité d’Agnès Le Roux, magistralement interprétée par Adèle Haenel, à la fois forte et fragile, dans son personnage d’amoureuse déçue. C’est elle et ses relations avec sa mère qui donnent tout leur poids à une œuvre brillante, mais qui n’évite pas les longueurs, malgré de nombreuses ellipses, en particulier lors du procès. Quant à la guerre des casinos, sur laquelle il y avait tant à dire et à montrer, elle passe un peu au second plan, et c’est sans doute dommage.
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