Dans le jargon administratif, on les affuble du sigle MNA pour Mineurs Non Accompagnés. En Mayenne, on en recense aujourd’hui 252. Un chiffre qui évolue tous les jours. « Chaque jour, cinq mineurs arrivent en Mayenne », annonce Elisabeth Doineau, vice-présidente du conseil départemental en charge de la Solidarité. Le Département, qui a la compétence de l’aide sociale à l’enfance, est donc responsable de l’accueil et de l’hébergement de ces jeunes qui viennent d’Afrique centrale (Guinée, Mali, Côte d’Ivoire…), d’Afghanistan, d’Albanie, du Bangladesch. « Depuis quelques mois, on constate l’arrivée de Marocains et d’Algériens. »
Pour la collectivité locale, cet accueil a un coût : 1,36 million d’euros en 2018. Un chiffre qui ne prend pas en compte les rémunérations des dix éducateurs qui les suivent, des psychologues et agents administratifs. En effet, l’hébergement n’est qu’une partie de la charge qui incombe au Département. « Nous devons également évaluer s’ils sont mineurs ou non. » Lorsqu’ils n’ont pas de papiers ou des faux, difficile de connaître l’âge de ces jeunes migrants. « Sur les 252, 164 sont des mineurs, 21 sont des jeunes majeurs à qui l’on assure l’hébergement parce qu’ils n’ont pas fini leur formation professionnelle. Les 67 autres sont “en protocole”, c’est à dire que l’on instruit une enquête d’évaluation de leur âge. » D’expérience, l’élue affirme que sur ces 67, les deux tiers sont des majeurs.
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