Les motos vrombrissent, le bruit des pots d'échappement résonnent. Derrière, un impressionnant cortège de véhicules tente de rejoindre l'hôtel L'international, situé entre Saint-Berthevin et Loiron. Le parking est plein. Une haie d'honneur de Gilets jaunes accueillent les nouveaux manifestants. Dès 9h, l'opération des Gilets jaunes est un succès.
Selon les forces de l'ordre, 300 voitures sont parties du point de ralliement de Mayenne, 150 depuis Evron et 80 depuis Château-Gontier. A ces 500 voitures, il faut ajouter 80 motos. Et cela sans compter, les manifestants venus directement à l'International, sans passer par un cortège.
A 13h, selon la préfecture, 600 voitures et 230 motos étaient comptabilisées. 2 000 manifestants sont réunis pour l'opération escargot. Dans le même temps, 300 autres Gilets jaunes bloquent le rond-point Ménard à Bonchamp-les-Laval. A Evron, 70 autres ont préféré rester sur le parking du magasin Super U. Enfin, au centre Leclerc de Château-Gontier, ils sont une quarantaine.
Aux barrières de péage de La Gravelle, Louverné et Vaiges, aucun blocage n'est relevé. Deux radars ont été dégradés dans la nuit. Si dans l'ensemble l'opération escargot se déroule dans un bon esprit, un incident a eu lieu au rond-point Ménard. Une automobiliste, voulant passer malgré le filtrage, est sortie de son véhicule assez énervée. Les Gilets jaunes ont entouré sa voiture et lui ont crevé un pneu. L'intervention de la police a été nécessaire.
Un ras-le-bol général
Pourquoi les Gilets jaunes sont mobilisés ? « On en a ras-le-bol des taxes. Nous sommes de petits travailleurs, on a besoin de notre voiture pour aller au boulot », indique Yannick, habitant Changé. A 56 ans, il manifeste pour la première fois. La hausse du carburant est la première cause de colère. Et les annonces du gouvernement ne changent pas grand-chose. « Leur chèque carburant, c'est pour ceux qui font plus de 50 km par jour pour aller au travail. C'est n'importe quoi. Il le faut pour tout le monde. Dans la devise de la France, il y a égalité », rappelle Rachel, la femme de Yannick.
Un peu plus loin, Claude, 50 ans, arrive de Villaines-la-Juhel, lui porte un gilet orange, celui des organisateurs. « Mon fils a 19 ans. Je dois lui prêter ma voiture pour aller au travail. Il ne peut pas s'en acheter une. Vous trouvez cela normal ? C'est la même chose pour tout le monde. J'espère que l'avenir sera plus beau », lance-t-il.
Jusqu'à 17h
Le succès de la manifestation impressionne même les organisateurs. Sullivan Lanoë, 19 ans, est l'un des trois figures de proue du mouvement en Mayenne. « On ne pensait pas qu'il y aurait autant de monde. On est tous là pour la même chose, on veut dire “stop aux taxes”. Moi, je compte m'installer comme agriculteur, je serai forcément impacté. Le ras-le-bol est général », indique ce futur agriculteur de Brécé.
L'opération escargot va se poursuivre jusqu'à 17h autour de Laval, pour finir place du 11-Novembre.
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