Quel regard portez-vous sur ce qui se passe en ce moment à l’hôpital de Mayenne ?
Pour moi, il y a deux problématiques et en premier lieu celle du personnel médical. Dans certaines spécialités, l’hôpital fonctionne quasiment exclusivement avec des intérimaires. Alors il suffit qu’on s’y soit pris un peu trop tard, c’est-à-dire après l’été, pour qu’on s’expose à ce genre de problèmes. En revanche, la décision de suspendre les accouchements et les actes chirurgicaux était tout à fait légitime par rapport à la sécurité.
Quelle est la deuxième problématique ?
C’est la question du devenir de l’hôpital. Quand j’entends que parfois le retour en arrière est un progrès, je ne suis pas d’accord. Les gens s’accrochent à des mots. Un hôpital de proximité qui couvre une population de près de 100 000 habitants, c’est important. Dans ce cadre-là, on ne peut pas supprimer un service des urgences 24/24 et la maternité. Le seuil, c’est 400 accouchements, on est au-dessus. Pour les urgences, il y aurait des risques pour la population. Etre à 20 minutes ou à 45 des urgences, ce n’est pas la même chose. Ou alors il faut des moyens. Mais l’hôpital de Mayenne de demain ne sera pas celui d’il y a dix ans.
Retrouvez l'intégralité de cette interview dans Le Courrier de la Mayenne, paru ce jeudi 17 janvier.
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