Ce départ durant le mercato hivernal était-il prévu ?
Au début de la saison, ça n'était pas du tout prévu. Mais quand j'ai commencé à avoir des contacts avec le club aux Etats-Unis, la donne a changé... Ça s'est précisé début décembre, quelques jours avant le match de Tours, puis courant décembre.
L'envie de rejoindre les Etats-Unis était plus forte que celle de finir la saison à Laval ?
Ce qui a fait la différence, c'est la durée du contrat qui m'est proposé là-bas. Au début, ils me proposaient six mois, ça ne me convenait pas. Finalement, ça sera deux ans plus une année en option. A Laval, je suis potentiellement en fin de contrat dans quatre mois, c'était risqué...
C'est donc l'enjeu contractuel qui a influencé ?
Ah oui, vraiment ! Si dans un mois, je me croise un ligament et qu'on ne monte pas, je me retrouve au chômage et sans contrat dans six mois... Ça n'était pas envisageable.
Ce départ traduit-il aussi une crainte vis-à-vis de la montée du Stade lavallois ?
Non, pas du tout. Si on avait été premiers avec six points d'avance, ça aurait été pareil. Je me suis dit aussi que je n'aurais peut-être plus jamais cette occasion. Il fallait la saisir, j'ai 25 ans, on ne sait pas de quoi est fait demain, si j'ai un problème ou quoique ce soit...
« Je voulais vraiment monter en Ligue 2 avec Laval... »
Malgré tout, on sait que les Etats-Unis vous attirent...
Oui, l'année dernière, j'avais fait un essai aux New-York Redbull. Ça n'avait pas abouti, on me proposait un contrat trop court, ma femme était enceinte... Mais les Etats-Unis m'ont toujours fait rêver ! Au-delà du football, la vie là-bas m'attire. La ville m'attire, c'est une région très sportive, avec notamment un club de NBA où j'ai un pote.
Ce départ à l'étranger n'a rien à voir avec celui en Norvège, en 2016 ?
A l'époque, on m'avait un peu poussé dehors. Ce n'était pas préparé, ce n'était pas un choix mûri, ça s'est fait à la dernière minute. Là, j'ai discuté avec le coach américain. Ils viennent de reprendre l'entraînement, le championnat démarre le 9 mars. C'est une nouvelle saison, un challenge excitant... J'avais vraiment envie d'aller aux Etats-Unis.
Individuellement, cette saison et demie à Laval a été réussie sur le plan individuel, moins sur le plan collectif...
Oui, même si j'aurais aimé marqué encore plus l'année dernière ! Mais ça a été une saison réussie après une galère à Nice, où je n'avais presque pas joué. Cette année, j'ai été beaucoup blessé, ça m'a pénalisé... Mais c'est fait, c'est comme ça. Je suis très content de ce que j'ai connu ici. C'était l'endroit parfait pour me relancer, dans un club sain, un endroit où il fait bon-vivre. L'année dernière, en plus, il y avait Manu (Pirès, ndlr), tout était fait pour que je reparte bien.
L'été dernier, on avait senti une vraie volonté de votre part de rester, malgré des négociations compliquées avec Laval...
Rester était vraiment ma première idée. Ça a traîné jusqu'à la reprise, mais c'était ma première idée. J'aurais pu signer ailleurs et gagner beaucoup plus, mais je voulais vraiment monter en Ligue 2 avec Laval. Mais là, ça ne s'arrête pas parce que c'est plus compliqué pour le club, ou parce qu'il y a une querelle ou quoique ce soit... Mais parce que j'ai une occasion que je ne peux pas refuser, ou qui est vraiment très difficilement refusable.
Quels souvenirs garderez-vous de votre passage au Stade lavallois ?
Franchement, que des bons. Ça s'est toujours bien passé, avec tout le monde au club, avec les supporters, j'ai toujours été poussé positivement. J'avais même été surpris de la façon dont ça s'est très bien passé dès mon arrivée ! Je suis très content de cette expérience, je ne l'oublierai pas, tout en positivement.
« Mon regret c'est de ne pas avoir joué le match au Mans »
Comme partout où vous êtes passés, on vous a senti proche des supporters, particulièrement apprécié...
C'est toujours mieux d'être apprécié que détesté, c'est sûr. Moi, je suis souvent apprécié par mes supporters et détesté par les autres... Ça a été très plaisant de jouer à Le Basser et même à l'extérieur quand nos supporters se déplaçaient. Mon regret, c'est de ne pas avoir joué le match au Mans, qui était pour moi le match de l'année. Je suis déçu de ne pas avoir pu y participer.
L'autre regret, c'est aussi de ne pas pouvoir faire vos adieux à Laval ?
Oui, après c'est souvent comme ça aussi dans le football... C'est difficile de faire ses adieux, de savoir quand on va partir. Ça aurait pu être contre Boulogne-sur-Mer, mais je n'étais pas dans le groupe. Tant pis, je les ferai sur Instagram, dès que mon transfert sera officiel (rires) !
Personnellement aussi ce passage à Laval fût un tournant ?
Bien sûr, ma fille est née pendant ma période ici ! Et puis je pense m'être fait des amis, au sein du club et à l'extérieur. Franchement, je ne peux retirer que du positif de Laval, malgré les six derniers mois avec ma blessure. Cette période a été compliquée, mais je ne garde que du positif de Laval. (silence) Des gens d'ici vont me manquer, ça c'est clair.
Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
De réussir une bonne saison avec mon nouveau club, de marquer beaucoup de buts... Et puis, j'espère que Laval va monter ! Même si en ce moment c'est plus compliqué, j'espère vraiment que tout va être fait pour que le Stade lavallois monte !
Propos recueillis par Charles Turcant
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