Quand on les croise vêtus de leur blouse blanche, ce n’est jamais bon signe. Eux, ce sont les techniciens en identification criminelle de la gendarmerie (TIC). Des « experts », selon le colonel Denis Aubert, commandant du groupement de gendarmerie de la Mayenne. A Laval, la caserne Basile-Terrier en compte quatre, tous spécialisés dans la police technique et scientifique.
80 % du temps sur le terrain
« J’ai travaillé durant de nombreuses années comme enquêteur dans une brigade de recherches. Après la preuve orale, je me suis laissé tenter par le recueil de la preuve scientifique », expose l’adjudant-chef, responsable des TIC. Son quotidien, il le passe à 80 % sur le terrain à traquer les indices sur des scènes de crime et de délit. « Dans l’imaginaire, on pense qu’on intervient uniquement sur des morts violentes ou des découvertes de cadavre. Mais nous pouvons être appelés pour des incendies, des cambriolages, des accidents de voiture... »
Le camion blanc est aménagé de manière à garantir une grande autonomie des techniciens sur le terrain.
Sur place, armés de leur appareil photo, cavaliers (plots numérotés) ou encore de leur Crime-lite® (source de lumière capable de détecter des empreintes digitales, des fluides corporels), les experts font figure de patrons. « Personne n’a le droit de pénétrer sur une scène sans leur autorisation. Pas même les responsables du groupement ou le magistrat », rappelle le colonel Aubert. « Si une scène est polluée, nous sommes tenus responsables. Ce qui est perdu ne peut être récupéré », ajoute l’adjudant-chef.
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