Mayenne. Il est 17 heures. Une impressionnante foule composée de parents d'élèves, de jeunes enfants ainsi que d'enseignants et quelques retraités, est rassemblé devant l'ancienne mairie de Mayenne.
Tout un symbole.
Des pancartes affichent :
Laissez les grandir ici !"
A quelques mètres de là se trouve la gendarmerie, où depuis quelques jours, les familles Gerguri, Lenja et Misini, sont assignées à résidence. Elles doivent pointer au moins deux fois par semaine.
Déboutés de leur demande d'asile, les parents ont reçu une obligation de quitter le territoire français depuis quelques jours, d'où leur assignation à résidence.
Désormais, les trois familles accompagnés de leurs enfants doivent se présenter les mercredis et pendant les vacances scolaires en gendarmerie.
Une situation jugée inacceptable par les membres de Réseau Education sans frontières 53, et les enseignants des enfants.
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Catherine Destoop, membre de RESF 53, s'inquiète :
On craint pour les vacances qu'il y ait des chaises vides à la rentrée !"
Une situation que beaucoup de parents ne comprennent pas.
Depuis plus de 3 ans, voire 5 ans pour deux d'entre elles, ces familles résident en Mayenne et sont parfaitement intégrées.
Un non sens pour de nombreux parents qui à l'image de Clémence, jeune maman, dénonce avec des trémolos dans la voix, cette situation :
"Ma fille est scolarisée avec deux jeunes enfants venant de ces familles qui sont menacées d'expulsion. Elle ne comprend pas pourquoi ses petits camarades n'ont plus le droit de rester en classe."
Et cette jeune mère de famille de poursuivre :
Comment expliquer cela à une enfant de 5 ans? Que le préfet vienne un jour dans une classe élémentaire pour expliquer à des enfants pourquoi certains d'entre eux doivent être expulsés alors qu'ils ont leur vie ici ! "
En attendant, la mobilisation se poursuit du côté des enseignants, parents d'élèves, citoyens et défenseurs des valeurs républicaines. Une pétition est disponible pour demander à ce que Brikel, Danjel, Lauresa, medina, Shefqe, Orget et leurs parents puissent rester vivre en toute sécurité et en toute sérénité en France.
Samedi 12 octobre, les parents se mobiliseront une nouvelle fois en organisant un Cercle de silence, sur le marché, afin d'attirer l'attention du public sur cette situation indigne du pays des Droits de l'Homme.
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