Sans idée précise d’orientation mais avec des appétences certaines pour l’anglais, Juliette Boittin, 20 ans, originaire de Couesmes-Vaucé, a imaginé après son Bac ES qu’une licence d’anglais pouvait être la bonne solution : « Avoir un bon niveau d’anglais est toujours très utile. » En choisissant cette licence LLCER anglais (langue, littérature et civilisation étrangère et régionale) à l’université de Belle-Beille à Angers, Juliette s’est ainsi laissé le temps de réfléchir à une spécialisation et à son avenir.
Service civique
Malgré une marche très haute entre le lycée et la fac, dès la 1ère année, la jeune femme s’est sentie comme un poisson dans l’eau dans cette nouvelle vie : « Je trouve le système de l’université plutôt agréable. Les gens font ce qu’ils aiment c’est forcément plus intéressant que le lycée. » Pourtant, il lui a fallu apprendre à organiser son temps entre les cours, les devoirs et les révisions. Son conseil ? « Ne pas se laisser submerger, ni par les cours, ni par le temps libre ».
En parallèle de sa 2e année, grâce à des semaines de cours adaptés, Juliette s’est lancée dans un service civique à l’Ernéenne football. « J’avais l’envie de travailler pendant mes études, ça ne pouvait être qu’un plus sur le CV, sans oublier la rémunération et l’expérience. »
Quand on fait une licence d’anglais, il est fortement conseillé de faire un, voire deux semestres à l’étranger, mais ce n’est pas obligatoire. Dans ma licence à Angers, sur 130 personnes on est 10 à être parties, ce qui est très peu. »
Attirée par les pays nordiques, c’est à l’université de Falun, à environ 3h de train de Stockholm, que l’étudiante a fait sa rentrée : « J’ai tout payé en France, soit comme les années précédentes, aux alentours de 200€ l’année ». Juliette a dû organiser le voyage entre Couesmes-Vaucé, Paris, Stockholm et Falun. « Il faut compter entre 50€ et 200€ l’aller ».
Séjour à l’étranger conseillé
Pour ce qui est du logement sur place, « aucun organisme français ne m’a aidée. J’ai obtenu le contact d’une société suédoise, Kopparstaden, qui s’occupe de tous les logements universitaires suédois. Je suis censée percevoir une bourse de la part d’Erasmus et une bourse nommée Envoleo. » Son loyer est d’environ 300€, auxquels elle doit rajouter l’eau chaude et le chauffage. « Je suis à 30min à pied de la faculté, 20min du centre-ville. » Dans son couloir, il y a des Italiens, des Espagnols, des Allemands et « deux Françaises ! ». Facile de se faire des amis, « et puis en Suède, tout le monde parle anglais ! ».
6h de cours hebdomadaires
Depuis septembre, la Mayennaise assiste à plus ou moins 6h de cours par semaine. Son avenir professionnel reste encore assez flou : « En 1ère année, mon but était de devenir traductrice audiovisuelle. » Mais « j’ai eu l’immense chance de parler avec Maï Boiron, grande traductrice audiovisuelle, et d’autres professionnels qui m’ont bien fait comprendre que ce métier propose très peu de débouchés ».
Juliette a abandonné l’idée : « Je pense peut-être me diriger vers la traduction/l’interprétariat dans les institutions européennes, mais ce n’est encore qu’un projet. »
Une chose est certaine : elle ne regrette pas son choix. Bien que la nourriture et les températures françaises lui manquent, seulement deux retours en France sont prévus, un en novembre et un à Noël, pour un retour définitif « à la fin de ma licence, fin juin-début juillet ».
Dès demain, retrouvez le parcours de Laura, étudiante en Master 1 staps.
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