Les habitants de Laval auront peut-être une triangulaire au deuxième tour des élections municipales 2020. Au soir du premier tour, dans un contexte de faible participation (38,62 %), Didier Pillon est arrivé en tête avec 40,82 % devant Florian Bercault (33,81 %) et Isabelle Eymon (17,58 %).
Il n'y aura en revanche pas de représentant de l'extrême-droite au second tour, contrairement à 2014. Jean-Michel Cadenas a recueilli 6,20 % des voix, sous la barre des 10 % nécessaire pour pouvoir se présenter au second tour.
Sans surprise, Martine Amelin ferme la marche avec 1,59 % des voix.
Sans triomphalisme
Si Didier Pillon figure en meilleure position au soir du premier tour, le chef de file de Laval Passionnément ne verse pas dans le triomphalisme.
"J'avais fixé la barre des 40 % au premier tour. C'est fait. Maintenant, nous sommes prêts à piloter la ville dans la continuité avec une équipe renouvelée", a-t-il simplement lâché.
Et pour cause, la réserve de voix ne lui est pas favorable.
La fusion de deux listes envisageable
Florian Bercault et Isabelle Eymon n'ont en effet pas fermé la porte à la fusion des deux listes. Une discussion est d'ores et déjà prévue.
"J'en appelle au rassemblement de tous les Lavallois, pour une démocratie renouvelée, invite la tête de liste de Demain Laval Ensemble. Nous voulons défendre les valeurs d'une ville plus juste, plus dynamique, plus durable."
"Ce qui m'intéresse, c'est que le rapport de force gauche-droite nous est favorable", reprend Florian Bercault.
Un désaveu de la politique actuelle
"Nous allons poser les choses, poursuit Isabelle Eymon, également heureuse de comptabiliser plus de voix à gauche qu'à droite. Nous allons voir avec l'équipe."
Une chose est sûre pour Isabelle Eymon, ce score "marque un certain désaveu de la politique actuelle et annonce un changement pour le mandat à venir".
La candidate de Laval écologique et solidaire se félicite également du score de sa propre liste.
"Nous partions de l'inconnu. Nous n'avions pas de têtes d'affiche marquantes. Nous avons beaucoup construit en quelques mois et avons construit une position politique à part entière."
Pas d'appel à voter
Le candidat du Rassemblement national, Jean-Michel Cadenas, est sans surprise déçu de ne pas figurer au second tour. Il n'appellera à voter pour "personne. Nous laissons le choix aux électeurs."
Il donne d'ores et déjà rendez-vous pour les prochaines élections départementales et régionales.
Le combat continue
Le combat continue aussi pour Martine Amelin, de Lutte Ouvrière. "On a quand même eu un peu de monde à voter pour nous. C'est vrai qu'on a perdu un peu d'électeurs, des gens fâchés de la façon dont est gérée la crise du coronavirus. Maintenant, le combat continue. Le travail le plus intéressant, c'était de trouver des gens pour candidater. Nous les avons trouvés."
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