Le sport mondial est à l'arrêt. La Mayenne ne déroge pas à la règle. Les gymnases ont fermé leurs portes pour une durée indéterminée. Les terrains sont vides. Une bonne nouvelle pour les pelouses. Pas pour les sportifs. "Le plus difficile à gérer est l'incertitude. C'est pesant", explique Steven Laurent, directeur sportif de Laval Cyclisme 53.
Pour les clubs mayennais, aucune annonce n'est encore tombée. "On est dans l'attente d'une décision de la fédération", expose André Vanderlei, entraîneur de l'Etoile lavalloise Futsal.
Programme individuel
Un programme individuel. Chaque sportif est confiné. Avec un programme différent.
Les joueurs du Stade lavallois ont "un programme individuel afin qu'ils puissent se maintenir en forme pendant la coupure, comme lors des trêves hivernales." Il est concocté par le préparateur physique, Sébastien Sergent, "avec de la course et des exercices musculaires mais cela ne remplace pas les entraînements", précise-t-il sur le site du club.
Semaine de rêlachement
Pour les coureurs de Laval Cyclisme 53, c'est une semaine de relâchement. "Pour l'instant, les arrêts sont donnés jusqu'au 15 avril, décrit Steven Laurent. Sans connaître la date de reprise, c'est compliqué. Avec le confinement, les coureurs vont faire de la préparation physique généralisée avec du home-trainer."
Même constat pour les joueurs de l'Etoile lavalloise. "On avait prévu de leur donner une semaine de repos car il n'y avait pas de match ce week-end", justifie André Vanderlei.
Pour tous les sportifs de haut niveau, garder la condition physique ne remplace ni le terrain, ni les courses. "Je peux travailler mon cardio avec la corde à sauter ou le sac de frappe mais aucun ne rend les coups", s'inquiète Jordy Weiss, boxeur lavallois.
"Face à un sparing-partner, c'est mieux"
S'il n'a pas accès à sa salle d'entraînement, il "peut s'entretenir avec du vélo, de la course ou du shadow boxing (ndr : boxer dans le vide en imaginant un adversaire). Dehors, on trouve toujours un moyen pour rester en forme. Mais monter sur un ring, face à un sparing-partner, c'est encore mieux."
Passer d'un ou deux entraînements quotidiens à quelques exercices de renforcement musculaire change les habitudes. Les sportifs de haut niveau doivent s'adapter. "Ne pas sortir, ça va être dur"
"Ne pas sortir, ça va être très dur"
"Faire des pompes et des abdos, c'est bien pour la plage, s'amuse Jordy Weiss. J'aime bien le contact avec la nature, aller à la pêche ou me balader en forêt. Ne pas sortir, ça va être très dur."
D'autres prennent leur mal en patience. C'est le cas d'Olivier Frapolli, entraîneur du Stade lavallois : "On doit s'occuper au maximum, je vais travailler sur la vidéo, voir des matchs, analyser des joueurs, pour faire en sorte que le temps soit moins long et mettre à profit le fait d'être confiné pour travailler plus en profondeur."
Xavier Tomas, défenseur central tango de 34 ans, a trouvé un autre rôle. "Je vais devoir mettre ma tenue de prof pour faire cours à mes trois enfants !"
Des craintes
Quelques craintes restent perceptibles dans cette période floue pour l'avenir de la saison des sportifs. "Les coureurs qui ont tout misé sur cette saison pour passer professionnel ont pris un coup au moral", explique Steven Laurent.
Jordy Weiss voit le combat pour la ceinture européenne entre David Avanesyan et Josh Kelly, prévu pour le 28 mars, être reporté. "Je me demande quand je vais réussir à combattre. Ça commence à être long."
Le sport attendra encore pour reprendre ses droits.
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