Prendre son mal en patience. Le giratoire de Grenoux à Laval (Mayenne) était le témoin de longues files de voitures, entassées les unes proches des autres.
La police nationale, "en coordination avec la police municipale", effectuait un contrôle de chaque véhicule.
Fermeté
La dizaine de policiers, munie de gants et formée aux gestes barrières, fait preuve de pédagogie mais le mot d'ordre reste "fermeté", explique le commandant Flageul.
Les automobilistes présentent leur attestation de déplacement dérogatoire journalière. Si la case "déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle" est cochée. Alors, il faut montrer une attestation employeur, qui est valable durant toute la durée du confinement.
Pas une loi pour faciliter les déplacements
"Ce n'est pas une loi pour faciliter les déplacements. Au contraire, l'objectif est de contraindre les gens à rester chez eux. La Mayenne est un petit département mais elle est également touchée."
Le commandant constate que les mesures ne sont pas encore respectées. "On voit encore des choses abracadabrantesques. Hier (ndr : mercredi 18 mars) vers 17h, des jeunes se sont réunis dans des city stade ou des aires de jeux pour faire des matchs. Ce n'est pas possible."
Un automobiliste, employé dans une société de nettoyage, est venu ramener ses parents partis faire des courses. "Ces mesures sont essentielles. Certains ne les respectent pas." Bien au fait des justificatifs à présenter, il repart sans soucis. "J'ai déjà été contrôlé hier matin en centre-ville", conclut-il.
Une amende salée
Pour d'autres, l'amende est salée : 135 euros. Certains policiers sont presque gênés de donner la contravention. "C'est la règle. Les deux justificatifs sinon 135 euros", explique le policier en charge de fluidifier le trafic, d'un ton affirmé.
https://www.youtube.com/watch?v=YMzP6ogLmKE&feature=youtu.be
"Sortir n'est pas un acte anodin", justifie un autre policier devant un automobiliste.
Après plus de 800 contrôles (sur la matinée de ce jeudi 19 mars jusqu'à 11h), onze personnes ont été verbalisées. La veille, mercredi 19 mars, 15 automobilistes ou piétons ont dû payer 135 euros.
https://www.youtube.com/watch?v=wmfyNQZNo4Q&feature=youtu.be
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