Noémie vit à Mayenne, elle est atteinte de bronchopneumopathie chronique obstructive (ou BPCO), une maladie chronique inflammatoire des bronches qui se caractérise par un rétrécissement progressif et une obstruction permanente des voies aériennes et des poumons, entraînant une gêne respiratoire. Au stade 4 de la maladie, Noémie est sous oxygène 24 heures sur 24.
"Je m'étouffe à petit feu", résume la mère de famille qui depuis le début de l'épidémie du coronavirus s'est retranchée chez elle pour ne pas être contaminée. "C'est un virus qui attaque directement les poumons. On est très concerné nous les malades du BPCO. Nous sommes 700 000 atteints en France par cette maladie et 150 000 en invalidité."
A tel point que le médecin de Noémie lui a prescrit des masques pour pouvoir se protéger du virus. Mais impossible pour elle de s'en procurer. "J'en ai besoin pour me rendre à mes rendez-vous médicaux chez le pneumologue. Je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas, mais pour nous c'est primordial. Nous sommes 700 000 atteints en France par cette maladie et 150 000 en invalidité. Je demande simplement une boîte pour me rendre à la pharmacie et chez le docteur. Le reste du temps, je me confine. Je m'isole même de mon conjoint qui travaille encore."
Samedi 14 mars, une pharmacie de Château-Gontier a fourni à Noémie une boite de cinq masques, "mais c'est comme si je mettais de l'essuie-tout."
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