Mobilisé pour la prise en charge des patients atteints du Covid-19 depuis plusieurs semaines, le Centre hospitalier de Laval (Mayenne) s'organise aussi pour assurer les soins des autres patients. L’établissement s’est notamment organisé pour continuer de prendre en charge les patients atteints d’une maladie chronique et ce, en prenant toutes les précautions pour éviter le risque de contamination. Il l'explique dans un communiqué.
Circuits sécurisés et séparés
La restriction des accès a été très rapidement mise en place dans les services hospitaliers. Depuis le 15 mars, les visites sont interdites en dehors de quelques exceptions très encadrées. De même, la déprogrammation des consultations et hospitalisation non urgentes a considérablement réduit les allers-venues dans l’hôpital. Pour chaque filière, l’établissement a mis en place des circuits dédiés aux patients Covid.
A l’entrée extérieure des urgences, au niveau des tentes, l’orientation des patients est effectuée par un IAO (Infirmier d’accueil et d’orientation).
A l’intérieur de l’établissement, les flux de patients Covid+ et hors-Covid sont séparés. A titre d’exemple :
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11 unités de soins, dont trois pour la réanimation, sont dédiées aux patients Covid. Au sein de ces unités, les professionnels appliquent notamment des protocoles spécifiques d’habillage et de protection. En maternité, par exemple, deux chambres spécifiques ainsi qu’une équipe dédiée sont prévues pour les mamans qui seraient Covid.
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Depuis le début de l’épidémie, le linge personnel des patients Covid est transporté dans des contenants dédiés jusqu’à la blanchisserie centrale où il est lavé avec un programme spécifique.
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Chaque transfert de patient Covid est systématiquement accompagné d’un agent de la sécurité incendie. Il est le garant du respect des circuits Covid, couloirs et ascenseurs dédiés entre autres.
Organisation des soins hors-Covid
Depuis le début de l’épidémie, chaque spécialité continue de prendre en charge les patients qui le nécessitent. Outre les hospitalisations indispensables, un certain nombre d’activités et de soins ne pouvant pas être différés ont été maintenus (ou adaptés lorsque c’est possible) :
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Prise en charge médico-chirurgicale des urgences adultes et pédiatriques : le Centre 15 régule tous les appels et le service d’accueil et d’urgences prend en charge tous les patients, notamment les urgences vitales : AVC, infarctus, accidents traumatologiques, etc.
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Suivi des patients chroniques afin de repérer tout signe d’aggravation par les différents spécialistes avec : consultations médicales en téléconsultation (téléphone ou visio) ; consultations ou soins en présentiel maintenus lorsque c’est indispensable ; examens biologiques ou indispensables au suivi ; délivrance des ordonnances nécessaires au traitement de la maladie ; poursuite des traitements indispensables (chimiothérapies, séances de dialyse, etc.
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Le suivi des femmes enceintes est maintenu par l’équipe de gynécologie-obstétrique en articulant consultations de suivi et échographies. Lorsque c’est possible, pour les femmes à bas risque obstétrical, certaines consultations intermédiaires sont réalisées par téléconsultation. De même pour la consultation d’anesthésie réalisée au cours du 8e mois de grossesse.
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Pour les jeunes enfants, les consultations médicales, dont les vaccinations obligatoires sont maintenues.
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Santé sexuelle : l’activité d’orthogénie (IVG) n’a pas été interrompue.
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Troubles psychiques : afin d’éviter les ruptures de prise en charge, les hospitalisations en urgence et de prévenir les rechutes de pathologies chroniques, le pôle santé mentale a maintenu certaines prises en charges individuelles à la fois en psychiatrie adulte et en pédopsychiatrie : réalisation de téléconsultations par les équipes des centres médico-psychologiques ; l’hôpital de jour de pédopsychiatrie maintient une activité minimale pour pouvoir accueillir les enfants lorsque c’est indispensable.
En lien avec la médecine de ville
Pendant l’épidémie, les patients chroniques peuvent toujours contacter leur médecin traitant avec qui les spécialistes hospitaliers sont en contact. En effet, l’épidémie ne doit pas faire négliger les autres pathologies ou entraîner un renoncement aux soins.
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