Jeudi 1er mars à midi, un homme et son fils se dirigent vers leur domicile pour déjeuner. Ils sont à bord du scooter 125 cm3 du père, et remonte le quai Béatrix-de-Gâvre à Laval, en direction de Changé. Sauf qu'à l'intersection avec la rue Magenta, alors que le feu est au vert pour les deux cyclomotoristes, un véhicule de police coupe leur route et se produit une collision. La vitesse n'est pas excessive mais le choc est impressionnant. Touchés par la droite, père et fils tombent, l'enfant roule sur le bas côté. Conduits au centre hospitalier, ils en ressortiront à 20h30 avec une double fracture tibia-cheville pour l'homme déclaré en incapacité temporaire de travail pour six semaines, et un décollement du plateau tibial pour le jeune collégien, plâtré jusqu'au milieu de la cuisse.
Une semaine après les faits, les victimes craignent un "étouffement" de l'affaire. C'est pourquoi le procureur de Laval a demandé au SRPJ d'Angers de suivre le dossier, par souci de transparence. « Des policiers m'ont dit que mon mari avait percuté une voiture de police. Je ne veux pas qu'on dise qu'il est à l'origine de l'accident », confie la femme du motard qui devrait être entendue par le SRPJ. « Nous sommes désolés pour ce qui s'est passé, explique le commandant Rémy Méziane, adjoint au directeur départemental de la police. Les deux équipiers à bord de leur voiture étaient en intervention, ils devaient appuyer des pompiers en difficulté. Ils ont mis la sirène et le gyrophare en arrivant à cette intersection. Deux voitures de chaque côté du quai se sont arrêtées, mais le deux-roues est passé. C'est probablement son casque qui lui a empêché d'entendre la sirène de police.» A l'hôtel de police de Laval, on est d'accord pour dire que la victime de l'accident était dans son droit. « Le feu était vert pour lui, il n'est pas en tort. Mais aucune faute administrative n'a été relevée chez nous. L'intervention urgente en cours justifie notre passage au feu rouge, mais ne culpabilise pas pour autant le père et son fils, qu'ils se rassurent », ajoute le commandant Méziane qui précise « ce sont les assurances qui vont jouer, mais le fait qu'un des véhicules soit de police ne change rien. Nous assumerons pleinement notre responsabilité s'il le faut. »
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