"Il faut que les Mayennais comprennent l'importance de reprendre le chemin du soin. Ils ne doivent pas avoir peur, toutes les précautions ont été prises", débute Federico Scannapieco, directeur de la Polyclinique du Maine à Laval. Après une période où la priorité était centrée sur le Covid-19, les établissements hospitaliers de la Mayenne reprennent progressivement leurs activités. Tout en se préparant à l'éventualité d'une deuxième vague du virus.
"Les patients n'appelaient plus leur médecin traitant"
André-Gwenaël Pors, directeur du Centre hospitalier de Laval, résume :
"Il reste encore au moins six mois de plan blanc. Durant ces deux derniers mois, nous étions focalisés sur le Covid. L'activité des Urgences a baissé de 50 % dans quasiment tous nos établissements. Des actes programmés ont été déprogrammés. Et surtout, les patients n'appelaient plus leur médecin traitant."
Et c'est ici que réside le problème. Car une deuxième vague du Coronavirus pourrait être doublée avec des patients non-Covid qui n'auront pas été soignés auparavant.
Une délocalisation temporaire d'une partie des activités
Les activités reprennent ainsi progressivement et les hôpitaux publics et privés font preuve de la même réactivité. Le Centre hospitalier de Laval, qui compte encore trois patients Covid en réanimation (en date du mardi 19 mai 2020), maintient un potentiel de 25 lits de réanimation (au plus fort de la crise, 21 lits ont été nécessaires). Ce qui limite ses capacités médico-soignantes à redémarrer certaines activités de spécialités.
Ainsi, trois autres établissements accueilleront temporairement une partie des activités du CH de Laval : la chirurgie viscérale (Polyclinique à Laval et CH du Haut-Anjou) ; la chirurgie othopédique (CH du Nord-Mayenne) ; l'ORL (CH du Haut-Anjou) ; l'ophtalmologie (Polyclinique), et la gastro-entérologie (répartition entre les trois établissements). Concrètement, une partie des interventions programmées au CH Laval sera réalisée par le praticien habituel, mais sur un autre site. Les patients concernés seront informés par leur chirurgien ou les secrétaires médicales des changements de lieux.
"Les plannings des opérations sont refaits progressivement"
Catherine Creuzet, directrice du CH du Nord-Mayenne, précise :
"Les plannings des opérations sont refaits progressivement. Ce travail est fait en collaboration avec la médecine de ville."
Quoiqu'il en soit, le retard accumulé depuis deux mois ne pourra pas être rattrapé. En temps normal, les établissements peuvent convenir d'une suspension temporaire de leurs plateaux durant l'été. Mais pour cette année, "on se pose la question", avoue Catherine Creuzet. "La difficulté sera de trouver des remplacements cet été. C'est la hantise de nos DRH", conclut André-Gwenaël Pors.
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