Début avril, la FDSEA 53, les JA et la Chambre d'agriculture alertaient le préfet de la Mayenne sur les risques qu'engendre l'interdiction de tirs des espèces nuisibles telles que corbeaux freux et corneilles noires, mais aussi sangliers. Thierry Guesdon, exploitant à Larchamp, déplore :
Ces nuisibles, mangent les grains de maïs dès le semis. Ils sont capables de suivre des lignes de semis entières mais aussi de piétiner, de faire des trous à différents endroits de la parcelle. Nous passons aussi un temps fou dans les déclarations administratives pour être indemnisés au prix de la semence. Et les coûts financiers sont bien plus importants. »,
« Les louvetiers ne peuvent pas être partout »
Les agriculteurs souhaiteraient pouvoir tirer le sanglier.
"Les louvetiers ne peuvent pas être partout, il n'y en a que neuf en Mayenne ", soulignent Thierry Guesdon, Claude Charon (responsable du dossier Dégâts de gibier à la FDSEA) et Samuel Gouel (président de la section laitière à la FDSEA).
Selon le nouvel arrêté du 24 avril, seul le lieutenant de louveterie est autorisé à tirer ou à organiser des battues d'effarouchement.
6 % de sangliers en plus chaque année
Les agriculteurs s'inquiètent aussi d'une recrudescence de sangliers :
Depuis dix ans, sur le département, c'est 6 % de plus chaque année. Les hivers doux ont des conséquences sur les rythmes de la reproduction. Le nombre de portées augmente aussi. »
Avec la saison qui avance, les agriculteurs espèrent des décisions en faveur des cultures.
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