Réforme du bac, grève au moment des E3C (épreuves de contrôle continu), confinement, maintien de l'oral de français puis annulation, les lycéennes mayennaises ont l'impression d'avoir vécu une année de première semée d'embûches.
L'année a commencé difficilement comme l'explique Lola :
Avec la réforme, on était tous perdus, on ne savait pas comment ça allait se passer ! », explique Lola.
« Les profs nous disaient : On ne sait pas comment on va s'organiser, le programme est énorme, on n'est pas sûr de réussir à le terminer », renchérit Gwenola.
Toutes les trois disent avoir eu l'esprit pollué par les épreuves de contrôle continu.
« On a passé nos premières E3C en janvier mais ça a été une catastrophe, les notes ne sont vraiment pas bonnes », affirme Lola qui pensait pouvoir se rattraper sur celles prévues en mai.
Injustice
Mais ça, c'était sans compter le confinement ! Le comble de l'injustice pour les lycéennes a été d'apprendre que l'oral de français serait la seule épreuve d'examen maintenue.
Au début, « on s'est dit que le confinement n'allait pas durer, donc ça ne nous a pas spécialement inquiétées », raconte Lola.
Mais au fur et à mesure que les semaines passaient et qu'on voyait que seule l'épreuve de français était maintenue, on s'est dit : Pourquoi nous ? »
Les textes qui devaient être présentés à l'oral n'avaient évidemment pas tous été étudiés en cours. Seule Agathe avait pu passer un oral blanc, mais « il restait du travail ».
Surprises et soulagées
Alors quand le Premier ministre Edouard Philippe a pris la parole jeudi 28 mai, toutes les trois espéraient, sans y croire, une bonne nouvelle :
Depuis le début, il disait que ça allait avoir lieu, alors ça a vraiment été une surprise ! »
Gwenola et ses amies qui parlent d'un « soulagement ». Elles ont en effet très vite calculé leurs moyennes et sont relativement satisfaites.
Mais certains de leurs amis ne sont pas de cet avis et sont extrêmement déçus :
Les notes sont en général meilleures à l'oral qu'à l'écrit. »
Elles préfèrent ne pas y penser : « On a déjà tellement galéré ! » Alors que Lola voudrait continuer à travailler à la maison, Gwenola et Agathe ont envie de retourner au lycée. Pour Gwenola :
L'école à la maison, c'est pas fait pour moi, et une fois par semaine, ce sera déjà ça parce que si j'y vais pas, ça deviendra un problème en septembre pour m'y remettre ».
Agathe, qui veut devenir éducatrice spécialisée, est surtout inquiète pour son orientation :
C'est plus l'après que le bac en soi qui me stresse. »
Lola est du même avis : « Surtout avec un bac comme ça, qui voudra de nous ? » La lycéenne est persuadée qu'elles seront accompagnées pour le bac. « Mais après, on est lâché. »
Ensemble, elles reprochent surtout « le flou général » qui règne autour de ce bac. Et l'année de terminale ne rassure pas Agathe :
J'ai peur qu'on ait un rythme encore plus soutenu et qu'une fois encore, on soit confronté aux incertitudes des épreuves et de l'organisation de l'année ».
Elles ont aussi en tête ce grand oral de fin d'année, une grosse inconnue de plus, « coeff. 16 ! »
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