Vendredi, un habitant de Laval de 22 ans a été condamné en comparution immédiate à dix huit mois de prison dont huit ferme pour des violences répétées sur sa copine.
Gifles, coups de poing, coups de pied, c'est un enfer quasi quotidien qu'a vécu une jeune femme pendant près d'un mois et demi à Laval.
Première scène le 15 avril
Le calvaire a commencé par une première scène le 15 avril. Après avoir jeté son portable, l'individu sortant de la sieste rejoint sa compagne dans la rue et la tire par les cheveux pour la ramener dans son appartement. Il est placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'entrer en contact avec la victime deux jours plus tard.
Un avertissement sans effet, puisque le couple se retrouve dans l'appartement de l'un ou de l'autre. Et c'est le même engrenage : sous l'emprise de alcool et de la jalousie, l'homme fait pleuvoir les coups sur la malheureuse.
« De la torture à petit feu »
Les photos que le président Riuné montre à ses assesseurs montrent les multiples bleus sur le visage et le corps de la victime. Celle-ci aura même une cicatrice importante à l'arcade.
« Vous vous rendez compte de l'enfer que vous avez fait subir à la victime. C'est de la torture à petit feu tant de violences en si peu de temps. Il y a eu d'autres victimes et c'est pas vous ! », interpelle le magistrat.
Le jeune homme reconnaît les faits, est désolé et demande l'assistance d'un psychologue pour reprendre les choses en mains.
A la barre, la victime éprouve un sentiment mélangé.
« J'ai été obligée de porter plainte. Je devais tout le temps me justifier quand je finissais mon travail, car il ne voulait pas me croire. Il fouillait mon téléphone, ne voulait pas que j'aille voir ma famille. Aujourd'hui, je veux qu'il comprenne le mal qu'il ma fait. Mais je ne vais pas très bien. Je me sens coupable d'avoir porté plainte. C'était mon copain quand même et j'ai de l'amour pour lui. »
La représentante du parquet, en désaccord avec les médecins qui n'ont pas prononcé d'interruption de travail, retiendra la qualification de violences habituelles et demandera 18 mois de prison dont six avec sursis.
Récidiviste, le prévenu comparaîtra en août prochain pour d'autres faits identiques commis entre juin et juillet 2018 sur une autre jeune femme.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.