Yann Clairay a jonglé la saison dernière avec trois baquets : la Ford GT Matech, l'Aston Martin DBRS9 et la Clio RS. En 2010, le Lavallois avait réussi à transformer une pige d'une course en moitié de championnat, et il s'est affirmé comme un pilote de GT jeune mais expérimenté. En 2011, le team belge Marc VDS lui a donc confié le volant de la Ford pour huit des dix courses du FIA GT, le championnat du monde de la catégorie. Le calendrier le permettant, Yann a également roulé sous les couleurs d'Hexis AMR, avec l'Aston Martin engagée cette année dans le Blancpain, le championnat d'Europe de la catégorie GT3. Cette série gravite autour des 24 heures de Spa, l'épreuve phare que le Mayennais et son équipage ont terminé à la huitième place, sur 62 engagés. Puis il y a eu le rallye, avec le championnat de France Clio R3. Cette discipline, Yann l'avait découverte un an auparavant au fil de quelques courses. En 2011, il s'y est épanoui au point de décrocher le titre de vice-champion avec l'écurie Revo 6. De la monoplace au rallye, en passant par la GT et le proto, le Lavallois s'affirme aujourd'hui comme un des pilotes les plus complets de sa génération. A 28 ans, il a acquis une maturité et une expérience de la course qui devraient séduire des team managers à la recherche d'un leader d'équipe junior. Pourtant les temps sont durs dans cette discipline qui subit la crise de plein fouet, à tel point qu'à l'heure des roulages d'échauffement, il se retrouve sans volant. « Je ne veux plus payer mon volant. J'estime que j'ai acquis de l'expérience et que je peux apporter quelque chose à un team. Le problème en sport auto, c'est que les deux tiers du plateau fonctionne comme ça : tu viens avec ton paquet de fric et tu cours une saison. Alors les teams qui paient leurs pilotes n'ont que l'embarras du choix. Cette année, rien qu'avec le retrait de Peugeot en Le Mans Series, il y a une douzaine d'excellents pilotes qui vont prendre d'autres baquets. J'ai envoyé une centaine de CV, sans succès ». Alors il reste le rallye, mais ce n'est pas une punition pour Yann Clairay. « Mon métier c'est le circuit, mon loisir c'est le rallye. Je m'y épanouis et mes partenaires m'y ont suivi. Les reconnaissances, les calculs... j'en apprends tous les jours ». A partir de mai, le rallyeman se fera plaisir en championnat Twingo R2. D'ici-là, les circuits le rappelleront peut-être à leurs ses souvenirs.
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