Une formation unique en France voit le jour à l’Estaca Laval : le Mastère Motorsport, sorte de centre de formation pour futurs ingénieurs d’écuries de sports automobiles. "Il y a des besoins en France. Oreca, entreprise qui fabrique des véhicules d’endurance, est devenue partenaire. Peugeot ou Renaut F1 ont approuvé le projet.
Avant, les étudiants partaient en Angleterre, à l’université de Cranfield, puis restaient sur place car les salaires sont plus élevés", décrit le responsable de la filière, Christophe Delille.
Concurrence avec l’université de Cranfield
Accessible à Bac + 5, ce Mastère a déjà du succès : 70 demandes pour 24 places. Au final, ils sont vingt-et-un étudiants à y participer, certains étudiants étrangers n’ayant pu venir à cause de la situation sanitaire. Trois mois de cours "intenses" puis trois autres au sein de l’usine Oreca à Signes (Var) avant de terminer par six mois de stage.
Théau Haslin, 24 ans, a passé toute sa scolarité post-bac à l’Estaca. "Si ce Mastère n’avait pas vu le jour, je serais parti en Angleterre, avoue-t-il. Je suis content de poursuivre à Laval." Tous les cours sont en anglais avec des intervenants issus du milieu du sport automobile.
"Il faut être passionné"
"Le partenariat avec Oreca est une chance. Nous apprenons aux côtés de professionnels qui ont accès à des savoirs sur lesquels il existe très peu de documentations sur internet. Ils ont une connaissance des technologies actuelles. Avoir le responsable aérodynamique de chez Porsche apporte une expérience du terrain bénéfique."
Le contenu des cours a été pensé "avec les acteurs du sport automobile afin que cela corresponde à leurs attentes", reprend Christophe Delille. Le responsable en est convaincu : "Il faut être passionné. On passe en revue tout ce qui tourne autour du sport automobile de 8h30 à 18h chaque jour."
La Formule 1, ambition numéro 1
Si la Formule 1 reste l’ambition principale de ces futurs ingénieurs, "l’endurance attire de plus en plus". La carrière à ce niveau est courte. "Il y a vingt-et-un week-ends de course dans l’année. Ça demande un investissement. Beaucoup le font pendant cinq, six ou sept ans avant de repartir dans les véhicules de séries."
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