Plus de peur que de mal. Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 4 heures du matin le bateau V&B-Mayenne a tapé sur certainement un OFNI (objet flottant non identifié).
« J’ai fait un arrêt buffet. Mon voilier a tapé sur quelque chose alors que j’étais en train de vider un ballast. Toutes les affaires à bord ont bougé. Une voile, qui était sur le pont, a fait un saut de trois mètres. J’ai tout inspecté en étant en liaison avec mon équipe à terre. A priori, tout va bien même si ma quille fait un peu de bruit. Dans cette mésaventure, le capuchon de mon réservoir de gasoil a explosé. J’ai passé beaucoup de temps à laver et j’ai maintenant un peu mal à la tête », décrit Maxime Sorel, skipper du V&B-Mayenne.
Tout rentre dans l'ordre
Au dernier pointage, Maxime Sorel est 15e au général, à 423 milles d’Alex Thomson, en pôle. Il fonce au large de l’archipel du Cap-Vert.
« Le vent est rentré progressivement cette nuit. C’est maintenant assez engagé avec 16 à 19 nœuds de vent dans les alizés. Il y a des poissons volants qui s’écrasent sur le pont et je vais avoir quelques belles heures de glissade à belles vitesses. Cela fait plaisir d’être là où je suis après plus d’une semaine de course. J’ai enchaîné pas mal de pépins techniques mais je m’en sors bien même si j’aurais voulu suivre quelques camarades de course comme Damien Seguin qui m’a décroché. Mon pilote automatique est réparé, ma latte de grand-voile changée et je prends peu à peu mon rythme. Hier, j’ai même réussi à faire un apéro « skype » avec ma compagne ! »
Fabrice Amedeo et son Imoca Newrest-Art & Fenêtres pointent toujours à la 32e position, à 1 296 milles du leader. Déjà au large de l'Afrique, le Segréen rattrape doucement son retard et n'a pas dû affronter la météo difficile de la tempête Thêta.
"Je suis vigilant et surveille bien la montée du vent. Fichiers européens, américains, anglais, français... Je crois que j’ai épuisé toutes les sources de météo possibles pour évaluer la position de son centre et la trajectoire à adopter. Je sais qu’une belle journée me fera renouer avec ce sentiment d’osmose avec ma machine et les éléments qui tardent à se mettre en place du fait de ce début de course si particulier", explique le skipper.
Jérémie Beyou, skipper du bateau Charal, rentré aux Sables d'Olonne, annoncera à 16h s'il repart.
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