Il y a 250 ans, une épidémie extrêmement grave a sévi dans le village de Châtillon-sur-Colmont, dans le Nord-Mayenne. Le curé Le 31 mars 1770, l’intendant de cette commune de 1 800 habitants est informé de la disette qui règne sur son territoire.
Les religieux s'occupent des malades
L’intendant fait envoyer à Châtillon un médecin de Mayenne, qui succombe à la maladie. Le curé Adrien Deslandes, sa sœur, ses vicaires et les sœurs de la Charité se dévouent alors. "Le curé voyait jusqu’à quinze personnes par jour. Le 21 mai, 900 personnes ont été atteintes, 300 sont alitées et 60 ont succombé", détaillent les deux membres de l'association.
En juin le mal empire. « Ce sont surtout ceux au-dessus de 50 ans qui succombent. » Les malades sont installés à même la terre, sur la paille, sans couverture. Le curé et sa sœur achètent du riz pour les convalescents. « Les remèdes employés sont la manne, le séné, le tamarin et l’émétique. »
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Le 8 juillet le mal s’aggrave encore. Dix personnes meurent en une semaine. La maladie diminue à partir du 14 août. Au mois de septembre, il n’y a plus de rechutes. La maladie ne disparaît qu’en décembre. Le bilan est lourd, 1 300 habitants affectés, 112 morts à Châtillon-sur-Colmont et 144 dans les paroisses voisines.
En souvenir du comportement héroïque du curé Adrien Deslandes lors de l’épidémie, son nom est gravé sur une grande croix au cimetière. Ce dernier restera à Châtillon jusqu’en 1792. À la Révolution, en 1793, le vieillard est dénoncé, arrêté et écroué à Laval puis dirigé à Rambouillet où il mourut captif, à 87 ans.
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