2 à 4 % d'enfants souffrent d'apnée du sommeil. Une mère de famille mayennaise témoigne de la difficulté d'appréhender cette maladie.
En juillet prochain, Théo*, six ans, sera opéré à l’hôpital Necker. La fin d’un long jeu de piste pour ses parents qui souhaitent faire soigner leur fils, victime d’apnée du sommeil.
C’est en 2016 que Véronique* et son conjoint ont constaté le problème de respiration de leur fils. "Théo avait deux ans et demi. On s’est rendu compte qu’il respirait par à-coups. Il faisait des pauses respiratoires et reprenait bruyamment."
Triple opération en juillet
Le médecin traitant s’oppose à celle des amygdales, conforté par l’avis d’un second ORL à Laval. Théo est opéré en 2018 des végétations. Trois mois après l’opération, rien n’a changé. Les symptômes demeurent, de plus en plus présents.
Finalement, en 2020, un pneumologue rennais confirme l’urgence d’une intervention. Le taux de saturation d’oxygène dans le sang était tombé à 82 % (le taux est insuffisant en dessous de 95 %) et les pauses respiratoires pouvaient atteindre 22 secondes.
"J’avais aussi remarqué que Théo avait une mâchoire étroite. Un orthodontiste de Laval a confirmé un recul de la mâchoire supérieure obstruant partiellement la trachée."
Théo hérite d’un appareil apposé sur le palais pour avancer la mâchoire et d’un rendez-vous pour passer un scanner et une IRM au centre de l’Arche du Mans afin de visualiser les cervicales.
En attendant le résultat, le couple s’oriente vers d’autres recherches via les réseaux sociaux qui le conduisent jusqu’à l’hôpital Necker à Paris.
Si la consultation a été rapidement prise, l’intervention se déroulera en juillet. En attendant, Théo doit lutter contre des crises de fatigue durant la journée. Crises pas toujours comprises par l’école. "J’ai trop de choses en tête. Faut que mon cerveau se vide", confie-t-il à ses parents.
*prénom d’emprunt.
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