L'association de protection des animaux Animal Cross attaque en justice un arrêté pris par le préfet de la Mayenne. Ce dernier, daté du 14 janvier 2021, autorise la chasse du gibier d'élevage jusqu'au 28 février au lieu de la première semaine de décembre.
La préfecture justifie notamment cet arrêté du fait qu'à cause de la crise sanitaire, les stocks d'éleveurs de perdrix n'ont pas pu être écoulés normalement par l'absence de chasse aux espèces de gibier à plumes. De plus, elle indique que le risque sanitaire est accru par la concentration des spécimens au sein des élevages. Le préfet considère aussi les enjeux relatifs au bien-être animal au vu de la surpopulation.
"Un cas de chasse loisir"
Pour Benoit Thomé, président d'Animal Cross, "cet arrêté est d'une absurdité totale. C'est un cas de chasse loisir, de chasse ball-trap. Après la régulation, le nouvel argument de la chasse est de pouvoir écouler les 'stocks'. Si on lit à travers les lignes, on a l'impression que les cages vont être ouvertes et les chasseurs postés tout autour."
Il ajoute : "Pour aller plus loin dans le ridicule, les perdrix rouges auront un petit poncho indiquant qu'elles sont issues de l'élevage.
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"Un animal qui se raréfie dans les campagnes"
Enfin, l'association souligne "le cynisme du préfet" concernant "le bien-être des animaux" : "En gros, soit on les euthanasie, soit on les chasse car c'est mieux pour eux. C'est la chasse bien-être."
Animal Cross a choisi cet arrêté de manière emblématique, "car la perdrix rouge est aussi un animal qui se raréfie dans les campagnes". Elle a donc demandé l'annulation de l'arrêté. L'affaire a été jugée par le tribunal administratif de Nantes ce mercredi matin. Le verdict sera rendu dans la semaine.
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