L’action est saluée par les automobilistes ou passants qui les croisent. En même temps, difficile de les rater : équipés de leurs gilets jaunes, six étudiants de l’Esiea arpentent, chaque jeudi après-midi, différents endroits de Laval (Mayenne) afin d’y ramasser les déchets laissés en pleine nature par les promeneurs. Trouver une poubelle semble si compliqué…
Clara Gourdon, Lorenzo Lefeve, Alex Babin, Adrien Schneider, Loïc Bihan et Rose Nenou-Pwataho, âgés de 19 à 21 ans, sont tous en deuxième année à l’Esiea, école d’ingénieurs en informatique à Laval. "Dans le cadre d’un projet d’année en formation humaine, qui est une matière enseignée à l’école, nous nous sommes retrouvés autour d’un même intérêt : l’écologie", indique Lorenzo Lefeve. Ainsi est né Clean’UP, en septembre dernier.
Les sentiers privilégiés
Depuis décembre et la fin du deuxième confinement, chaque jeudi après-midi, le petit groupe fait donc la chasse aux déchets abandonnés sur la voie publique. Pour se déplacer en toute sécurité, les gilets jaunes ont tout de suite été adoptés et floqués.
Après les quais rive gauche, le petit groupe a nettoyé le chemin du Bourny.
De la ferraille, des canettes, des bouteilles...
Jeudi 18 février, ils se sont rendus sur un parking quartier Ferrié. Dans la musette, 36 kg de déchets : un record. "Il y a beaucoup de ferraille, un parapluie… La plupart du temps, on ramasse des canettes et des bouteilles. Mais le plus ennuyeux, ce sont les petits bouts de plastiques, compliqués à prendre avec la pince", explique Lorenzo Lefeve.
"Les gens doivent penser que ça a moins d’impact pour l’environnement", déplore Alex Babin. "Nous reviendrons ici car nous avons repéré d’autres endroits à nettoyer", indique Clara Gourdon.
Dans le coffre de la voiture, des sacs à verre, des pinces, des sacs de tri, des gants, ou encore un peson. "La Ville nous a conseillé de déposer les déchets directement dans les bacs les plus proches", explique Adrien Schneider.
Créer une communauté pour sensibiliser
En plus d’un projet scolaire, l’objectif pour ces jeunes protecteurs de la nature est de sensibiliser. Des pages Instagram et Facebook ont été créées. "La communauté se crée petit à petit. On voit d’autres comptes en lien avec le sujet qui nous suivent", se réjouissent-ils.
Si les conditions sanitaires le permettent avant juillet, l’équipe Clean’UP imagine bien organiser des rassemblements ou une marche de ramassage. Avant de, pourquoi pas, passer le relais à des étudiants plus jeunes.
Par ces promenades-collectes de déchets, tous voient aussi l’occasion de simplement prendre l’air et de passer un moment ensemble. Ce qui n’est pas négligeable au vu de la période difficile que vivent les étudiants. Mais l’idéal serait de pouvoir profiter d’une nature propre et respectée, pas de réparer le laisser-aller.
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