Le conseiller départemental du canton de Meslay-Grez-Sainte-Suzanne tirera un trait sur sa carrière politique en juin 2021.
"J’ai tout commencé à l’envers", commente Norbert Bouvet, pour évoquer ses débuts en politique. Né le 15 mars 1949 à Villiers-Charlemagne, ce cultivateur devenu entrepreneur a fait ses débuts comme suppléant du député Henri de Gastines en 1981.
Créateur d'un groupement d'agriculteurs irriguant
Entrepreneur dans l’âme, celui-ci a créé en 1975 un groupement d’agriculteurs irriguant suivi d’une entreprise de négoce de légumes plein champs destinés à la conservation et surgélation.
Ce goût d’entreprendre se retrouve dans son action publique. Localement avec la création du Village Vacances et pêche de Villiers, la salle Corail, la construction de classes lors de ses mandats de maire de Villiers.
Norbert Bouvet a été également l’instigateur avec le maire de Meslay de la fusion des communautés de communes de Meslay/Grez et du syndicat de pays en 2004. « C’était bien avant la loi NOTRe, nous n’étions que deux en France. »
Pour illustrer le bien-fondé, il cite "la réalisation des 20 000 m2 d’entrepôt de Celloplast à Ballée qui ont permis de garder 150 emplois qui partaient à Angers ou Tours et la maison de santé de Meslay inaugurée en 2014 malgré les réticences initiales des médecins et maires des communes."
Le fleurissement de la Mayenne
A l’échelon départemental, il met son énergie au service de Mayenne Tourisme.
Puis de l’association des Maires de la Mayenne.
Une transition qu’il aurait bien aimé accompagner sur son secteur avec le projet avorté de la centrale thermique à gaz Iberdrola.
Deux déceptions : la fermeture de La Fontaine-au-Bac et Aprochim
Deux dossiers lui laissent un arrière-goût amer : la vente du centre de convalescence de La Fontaine au Bac au Bignon-du-Maine, « un vrai scandale politique, une décision à l’échelon supérieur qui fait des Gilets jaunes » et le changement de procédé de décontamination des transformateurs décidé chez Aprochim. « On avait 110 salariés dont 70 habitaient à Grez et aujourd’hui il ne reste plus que 25 à 30 personnes. »
S’il compte garder un pied dans la vie économique, l’élu chiraquien de cœur, laissera un siège vacant aux côtés de Julie Ducoin.
En attendant de faire ses valises, le conseiller départemental poursuit sa dernière mission : faire connaître l'aéroport de Laval-Entrammes.
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