Ce mercredi 24 mars 2021, un Mayennais de 42 ans était jugé par le tribunal de Laval en comparution immédiate pour des faits qui se sont déroulés la semaine dernière.
Mardi 16 mars, alors qu'il circulait à Laval, le prévenu est contrôlé par les gendarmes. Ces derniers constatent qu'il roule sans assurance et avec un contrôle technique périmé.
"J'étais parti revendre ma voiture pour pourvoir m'acheter à manger"
A la barre, l'homme explique qu'il n'a pas pu effectuer ces démarches car ses comptes bancaires ont été fermés le lendemain de l'achat de son véhicule. "Depuis la fermeture de mon compte, je n'ai plus d'argent. Quand je me suis fait arrêté, j'étais parti revendre ma voiture pour pourvoir m'acheter à manger", confie-t-il. "Cela ne vous donnait pas le droit de faire rouler ce véhicule", rétorque la présidente du tribunal.
D'autant que lors du contrôle, le prévenu est également testé positif aux stupéfiants. Il avoue rapidement avoir consommé de la cocaïne quatre jours auparavant. "Je n'étais plus sous emprise, assure-t-il nerveusement. A l'exception de cette soirée, je ne consomme plus." "Vous savez que la consommation de cocaïne est d'autant plus dangereuse sur les personnes ayant un trouble bipolaire ?", l'interroge la présidente.
42 mentions inscrites à son casier et huit années passées en prison
Cette dernière ne semble pas convaincu par les explications du prévenu, évoquant les 42 mentions déjà inscrites à son casier et les huit années passées en détention, pour infractions routières, usages de stupéfiants, refus d'obtempérer et vols.
"Depuis sa sortie de prison en janvier 2019, mon client de ne fait plus parler de lui", assure son avocat. "Je suis venue vivre en Mayenne pour travailler. J'ai créé une entreprise et trouvé un logement, détaille le prévenu. Si je pars en prison, je perds tout. Vous allez m'enterrer."
Quatorze mois de détention
"C'est toujours de la faute des autres", constate la procureure, qui requiert douze mois de prison, dont huit ferme. "Vos sursis ont été révoqués un par un, preuve que vous ne tirez pas de leçon de vos condamnations."
La présidente décide finalement d'annuler son permis de conduire et de le condamner à huit mois de prison dont deux ferme, prenant en considération sa fragilité psychologique. "J'espère que cela vous permettra de remettre vos soins en place."
Ce mercredi soir, l'homme a donc repris le chemin de la maison d'arrêt de Laval où il purge déjà depuis quelques jours une peine de douze mois de prison à la suite de la révocation d'un sursis.
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