Ce vendredi 2 avril, c'est la journée mondiale de la sensibilisation à l'autisme. En Mayenne, depuis le début de l'année, une famille expérimente une nouvelle méthode, celle des 3i.
Evidemment, Mélissa, la maman de Côme se garde bien d'en faire une méthode miracle ! Mais elle a clairement le sourire.
Plus de regards, des échanges plus longs
Depuis début janvier, son petit garçon de presque sept ans ne va plus à l'école. C'est à la maison qu'il suit la méthode des 3i, pour intensif, individuel et interactif.
Et les effets n’ont pas tardé à se faire ressentir.
Ses gestes d’auto-stimulation ont aussi tendance à être moins nombreux. « Avant, c’était tout le temps. Maintenant, il a ces gestes pour se rassurer par quelques séances de trois à quatre minutes mais c’est tout. Et il ne porte plus son casque antibruit qu’il portait en permanence. »
Tous les jours, sept jours sur sept
Tous les jours, sept jours sur sept, jours fériés compris, de 9h à 12h puis de 14h à 18h, cinq séances sont assurées par des bénévoles.
« Ils sont 47, principalement du monde médico-social et de l’enseignement, à fonctionner en binôme pour avoir un peu de souplesse », remercie encore la maman de Côme.
Pendant ces séances, pas d’exercices prédéterminés, mais du temps, de la patience et une attention humaine de tous les instants. C’est Côme qui guide vers ce qu’il a envie de faire. « Il faut qu'il comprenne qu'on est là pour l'aider donc on évite toute situation d'opposition, tout en veillant à ne pas en faire un petit chef », souligne sa maman. Mardi dernier, par exemple, il a joué avec son fauteuil en forme d’œuf, fait de la balançoire, a beaucoup touché ses mains.
« Et il a demandé des pressions sur ses mains. » Une remarque qui pourrait paraître anodine mais qui est une preuve supplémentaire de l’ouverture de Côme à son environnement.
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Une association en création
Seule famille à mettre cette méthode en œuvre sur le département, les Dugué travaillent à créer une association pour en faire l’écho.
L’association viserait aussi à apporter plus de poids à la parole des parents, notamment auprès des structures et administrations.
Elle s’appellera L’oiseau refait son nid. « L’idée, c’est la reconstruction dans l’objectif qu’ils puissent voler de leurs propres ailes. Actuellement, Côme n’est pas scolarisé. Mais on ne veut pas le garder à la maison toute notre vie. L’objectif, c’est qu’il retourne à l’école. »
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