Ramener le troupeau des champs vers la salle de traite le matin et le soir, retrouver une bête égarée ou encore faire monter les animaux dans une bétaillère. Autant de tâches chronophages pour les éleveurs et parfois impossibles à effectuer seul.
Face à la difficulté de trouver de la main-d’œuvre et à l’augmentation de la taille des cheptels, certains agriculteurs mayennais dressent des chiens de troupeaux pour les épauler au quotidien.
C’est le cas de Nicolas Bigot, éleveur de vaches laitières à Jublains. Depuis 2019, Othelo, son border collie de 3 ans, l’accompagne partout.
L'agriculteur a dû repenser sa manière de travailler et surtout se former.
Une formation de dressage proposée par le Civam
Car dresser un chien de troupeau ne s’improvise pas. C’est pour cela que le Civam agriculture durable 53 a décidé de proposer des formations à ses adhérents.
« On a d’abord fait une initiation en 2019-2020 », explique Sabine Allou, animatrice technique au Civam. Le groupe, composé de six agriculteurs, se retrouvait jeudi 8 avril dans la ferme de Stanislas et Émeline Lecoq, à Chantrigné, pour une session de perfectionnement.
"L’objectif c’est que le chien devienne le protecteur du troupeau"
« On apprend cinq ordres maximum au chien : contenir les animaux, stopper un troupeau, le ramener au pied, aller à gauche et à droite, détaille Ali Bakari, dresseur venu du Maine-et-Loire. L’objectif c’est que le chien devienne le protecteur du troupeau. » Au total, 56 heures de formation seront dispensées.
Border collie, beauceron et bouvier, les races privilégiées
Un apprentissage qui demande quelques prérequis de la part de l’animal. « On privilégie certaines races comme le border collie, le beauceron et le bouvier. »
Mais aussi beaucoup de persévérance de la part de l’éleveur. « Il faut travailler régulièrement », souligne Ali Bakari. « Et créer une confiance avec son animal », ajoute Matthieu Virfolet, éleveur de vaches à Mayenne. Ce dernier a compris l’importance d’avoir un chien de troupeau lorsqu’il a effectué sa transhumance urbaine en juin 2020.
Pour Stanislas Lecoq, éleveur de brebis, sa chienne Nikel est devenue indispensable dans son exploitation.
Et si le dressage de chiens de troupeaux est encore confidentiel en Mayenne, « cette pratique se développe un peu plus chaque année », se réjouit Ali Bakari.
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