Un poste d'infirmière scolaire des lycées Réaumur-Buron à Laval (Mayenne) va être supprimé et déplacé en Loire-Atlantique. Environ 70 personnes ont manifesté devant les locaux de l'inspection académique à la cité administrative de Laval, ce mercredi 5 mai.
Parmi elles, une quinzaine d'infirmières scolaires sur les 33 en poste en Mayenne. "Cette suppression ne passe pas", s'agace Gérard Pigois, secrétaire général FSU.
"Un médecin scolaire pour 18 000 élèves en Mayenne, un pour 8 000 élèves en Loire-Atlantique"
L'inspection académique de la Mayenne expliquait ce rééquilibrage : « Il y a une enveloppe de poste de personnel infirmier par académie. Le barème est calculé en fonction du nombre d’élèves et pondéré avec d’autres critères : zone d’éducation prioritaire, zone rurale… En appliquant le barème, la Mayenne a un excédent de 1,5 poste contre un déficit de 1,3 en Loire-Atlantique. Il y a donc un redéploiement entre les deux départements. De plus, l’infirmière concernée cherchait à partir et a été réaffectée à un poste vacant dans un établissement très proche. »
D'autres chiffres sont apportés par Nelly Fréard, infirmière scolaire au collège de Martonne, et Christine Simon, infirmière au lycée Rousseau, missionnées par Snics-FSU et Snies-Unsa lors du premier Comité technique spécial départemental (CTSD), le 29 avril : "Il y a un médecin scolaire pour 18 000 élèves en Mayenne, un pour 8 000 élèves en Loire-Atlantique. On assure donc des actions médicales comme la visite de sixième année, souvent en grande section, le test d'aptitude médicale en lycée professionnel ou encore le test de dépistage des troubles du langage également en sixième année."
Les organisations syndicales reprochent surtout le timing, en pleine crise sanitaire, alors que la charge de travail des infirmières scolaires "a considérablement augmenté".
"On a un rôle d'accueil, d'écoute"
"On aide sur les tests mais aussi sur le contact tracing des cas positifs. On continue aussi à recevoir des élèves. Quand on apprend que le poste sera supprimé, on se dit que ceux qui décident sont déconnectés de la réalité du terrain", reprend Christine Simon. Nelly Fréard ajoute : "On a un rôle d'accueil, d'écoute, de soins, de repérage du mal-être ou de la maltraitance. Moins on est, moins de temps on peut consacrer à chaque élèves."
Un nouveau CTSD se déroulera le 18 mai. Les organisations syndicales devraient tous s'y opposer une fois de plus. "Soit le directeur académique revient sur sa décision, soit il garde sa ligne de conduite. On aura une réponse", conclut Gérard Pigois.
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