"Nous ne sommes ni un pressing, ni une laverie automatique." Ce lundi 17 mai, Magali et Luc Georges, ont fait visiter leur entreprise, la Blanchisserie du Maine à Laval (Mayenne). "On veut montrer notre secteur, qui est oublié. Nous sommes des blanchisseurs industriels. Il y a une méconnaissance complète. On n'a droit à aucune aide. On a des projets, on voudrait bénéficier du plan de relance", décrit Magali Georges.
Pourtant, 60 % du chiffre d'affaires de la blanchisserie se fait avec l'hôtellerie-restauration, qui tourne au ralenti. "On n'entre pas dans les bonnes cases", peste Luc Georges.
"On a perdu nos compétences et on a du mal à recruter"
Le site accueille 120 salariés de huit origines différentes. Avec le chômage partiel, une vingtaine a quitté l'entreprise. "On a des contrats de 39 heures par semaine. En chômage partiel, ils ont été ramenés à 35h puis ne touchaient que 70 % de 35 heures. Cela a engendré des pertes de 200 à 500 euros par mois. On a perdu nos compétences et on a du mal à recruter. A tel point que les étudiants, que l'on prend d'habitude pour l'été, viennent dès le mois de juin", reprend Magali Georges, toujours à la recherche d'une quinzaine de salariés (voir ci-dessous).
Pour compenser la perte du chiffre d'affaires (de 8,6 millions en 2019 à 5,6 millions en 2020), la Blanchisserie du Maine s'est réorientée.
Lavage, séchage, repassage, pliage...
Pourtant, dès l'entrée dans "BM2", le deuxième site de la Blanchisserie du Maine dans lequel sont traités les vêtements de santé et de l'industrie, rien à voir avec un pressing. Les chaînes sont automatisées, les vêtements en perpétuel mouvement sur des tapis ou dans des grands sacs. Lavage, séchage, repassage, pliage...
https://www.youtube.com/watch?v=UF-XPNzvdJ8
Le site historique, BM1, permet de gérer la partie hôtellerie-restauration. Sur les deux sites, 33 tonnes de vêtements passent chaque jour. 8 000 sont traités quotidiennement. "On passera à 12 000 avant la fin de l'année."
"On cherche désormais à optimiser l'approvisionnement de l'eau"
Soucieux de l'impact environnemental, Luc et Magali Georges œuvrent pour réduire la consommation d'eau. "On est à 4,4 litres d'eau par kg de linge traité. C'est en dessous de nos confrères. En 2000, on était à 21 l/kg traité. On cherche désormais à optimiser l'approvisionnement de l'eau. On a le projet de monter une station d'épuration car on n'a pas besoin d'utiliser de l'eau potable."
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