Les comédien et musicien lavallois Laurent Menez et Gérald Bertevas ont choisi une scène de verdure pour présenter leur dernière création , une histoire d'Orphée.
« Avec le Théâtre d'Air, on avait monté La Lune des pauvres, un texte de Jean-Pierre Siméon. J'ai ensuite lu plusieurs textes de cet auteur et j'ai eu envie d'adapter La mort n'est que la mort si l'amour lui survit, son histoire d'Orphée », raconte Laurent Menez. Le comédien lavallois a voulu s'inspirer du dispositif d'immersion du Voyage immobile qui a été proposé il y a quelques années dans le jardin de la Perrine : équipé de casques audio, le public se livrait à l'histoire allongé dans des transats.
Un jeu avec les éléments
Soutenu par le Département et par 46 contributeurs à un financement participatif, Laurent Menez s'est adjoint les services du musicien lavallois Gérald Bertevas. Séduit par le projet et amateur d'épopées mythologiques, ce dernier s'est jeté sur ses machines pour faire vivre à sa manière la descente aux enfers du premier des poètes parti y chercher Eurydice. Comme le comédien, le musicien doit jouer avec les éléments. Il a délimité une scène de 900 m2 au-dessus de laquelle la quadriphonie se mêle à la végétation. Il doit adapter ses curseurs en fonction de l'humeur des oiseaux, d'une brise qui s'infiltre ou d'une rafale qui brasse les feuillages.
Le récitant doit lui aussi s'adapter, rester concentré sur son texte et choisir ses placements en fonction du vent, autour des 50 transats qui constituent la jauge du spectacle.
Sous les feuilles, dans des transats
Le spectateur peut, assis sur le bord de son siège, jouer à suivre cet Argonaute qui conte entre les branches l'histoire de son ami Orphée, ou s'allonger pour se laisser emporter par cette rêverie poétique qui circule sous la canopée
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