« Quand j’étais petite, mes grands frères, je les regardais d’une certaine manière. Je les voyais grandir dans le volley ; forcément j’avais envie de suivre leur trace. » Elle a commencé à l’ASPTT Laval. Lola Morillon, 20 ans, n’aura pas mis de temps à suivre le chemin de son frère aîné Théo, 27 ans, volleyeur professionnel depuis plusieurs années.
Lola vient de signer son premier contrat professionnel cet été à Levallois dans le championnat Élite, la deuxième division française.
Chez les Morillon, le volley est une affaire de famille. Papa et maman jouaient au niveau amateur et ont donné goût à Théo et Lola.
« Tous les samedis soir, on allait les voir jouer à la salle d’Entrammes. Je faisais aussi de la danse mais j’ai vite choisi le volley », se souvient la benjamine de la famille. Thomas, le cadet de 23 ans, touche aussi le ballon rond du côté de Rennes en Nationale 2.
En Ligue A à 18 ans
Après trois années de formation à Quimper, où elle a disputé de nombreux matchs en Ligue A, Lola a fait le choix de redescendre d’un échelon pour s’affirmer.
« Avoir goûté à la Ligue A, c’est bien, mais l’objectif n’est pas de faire tache. Je ne veux pas bousculer les choses », prévient celle qui a fait ses débuts à l’ASPTT Laval où elle a évolué avec l’équipe première alors qu’elle n’avait que 15 ans.
Dès sa première saison à Quimper, où elle était au centre de formation, la jeune Lavalloise profite de la blessure de la libéro pour se faire une place parmi les titulaires.
Alors la Mayennaise ne veut pas griller les étapes. Pour ça, elle peut s’appuyer sur l’expérience de son frère qui a fait plusieurs saisons au plus haut niveau national.
Depuis deux ans, Théo évolue en Ligue B à l’AS Illac (Gironde), où il s’épanouit et a trouvé du temps de jeu : « Mes années à Chaumont (ndlr : Ligue A) m’ont permis de progresser avec des joueurs internationaux. Le club est très professionnel mais je préfère être titulaire en Ligue B. »
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Libéros
Lola et Théo évoluent tous les deux au poste de libéro. Après leurs matchs, ils débriefent parfois ensemble.
Lola ajoute : « On s’appelle surtout quand on a fait un mauvais match. Le mental joue beaucoup à notre poste. »
La Mayennaise avoue ne pas avoir beaucoup la possibilité de voir jouer son frère, et inversement. « Le 15 janvier, je joue à Bordeaux mais Théo sera, lui, à l’autre bout de la France », regrette Lola.
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Alors les deux volleyeurs ont profité des fêtes de fin d’année pour se retrouver, en famille. L’un des seuls moments de l’année où ils peuvent se voir.
« Sinon il faut attendre la fin de la saison. L’été, on a plus de vacances et on peut en profiter pour se ressourcer », glisse celui qui décrit sa sœur comme « la force tranquille de l’équipe ». « Techniquement elle est très forte, on peut se reposer sur elle. »
« Moi je dirais que je suis trop timide sur un terrain. Je vais faire mon travail, mais dans la discrétion. C’est mon tempérament mais j’aimerais m’améliorer, ça peut porter préjudice », reprend Lola avant de conclure : « Théo a toujours l’envie de gagner. Ça se voit sur un terrain qu’il est très exigeant. »
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