L'abbaye Notre Dame du Port du Salut est connue à plusieurs titres : lieu de vie d'une congrégation d'une quinzaine de moines cisterciens, lieu de méditation et de découverte puisque l'un des vecteurs de la renommée de l'abbaye n'est autre que le fromage qui porte son nom, le Port Salut, et enfin, peut-être le moins connu, lieu de production d'énergie électrique d'origine hydraulique.
Et c'est là que le problème se pose. Cette production qui assure la majorité des revenus de l'abbaye, devrait s'arrêter puisque le contrat en cours avec EDF arrive à terme de même que les revenus liés.
Or, pour espérer renouveler ce contrat à long terme (20 ans) avec EDF, le gouvernement a créé une obligation d'investir. C'est à partir de ce constat que l'association des amis de l'abbaye de Notre Dame du Port du Salut est née en septembre 2011: « C'est d'abord un regroupement de fidèles (qui ne sont pas nécessairement des voisins), qui ont souhaité aider le père abbé dans la vie de la congrégation et dans le rayonnement de celle-ci. Une manière d'exprimer notre amitié, en apportant des possibilités d’action que les moines n'ont pas forcément. Une des solutions pour récolter des fonds (15 000 euros ont déjà été rassemblés) et participer à l'obligation d'investir dans la mise en conformité et la rénovation des matériels et installations de production électrique, de satisfaire aux exigences conduisant à un nouveau contrat garantissant ainsi les ressources régulières de l'abbaye », dit Hubert de Quatrebarbes, premier président de l'association.
Actuellement, l'association travaille à renégocier les droits d'eau (de la Mayenne) existants depuis 1850 pour faire tourner le moulin à farine, puis la centrale électrique à partir de 1930. Ensuite, il faudra se pencher sur les travaux estimés à 550 000 euros pour une production équivalente à 2 000 foyers domestiques. La centrale étant installée dans un bâtiment trop vaste en regard de la place nécessaire aux machines, il sera peut-être envisageable de redistribuer les volumes, notamment en étage (bureaux?). « Dans l'immédiat, nous apportons une aide aux demandes de subventions, nous sollicitons des fonds auprès des entreprises, une forme de mécénat, et nous entamons des démarches pour obtenir un prêt » précise encore Hubert de Quatrebarbes.
Aujourd’hui, l’association compte 170 membres, 40% mayennais, le reste venant plutôt de l’ouest de la France mais aussi de Belgique et elle reste très ouverte. « En étant nombreux, les idées sont multiples et les solutions émergeront de là ; l’abbaye possède un patrimoine domanial important et il faut trouver les solutions qui permettront la rentabilité et pourquoi pas la création d’emplois. Il faut tout faire pour faire revivre ce site. Nous avons déjà trouvé la solution légale pour que les dons soient défiscalisés », certifie le président très optimiste.
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