« Ce n'est pas la drogue que j'ai vendue ! » C'est la ligne de défense qu'un homme de 43 ans a adoptée à la barre du tribunal correctionnel de Laval mercredi 13 mai. Il comparaissait pour plusieurs chefs d'accusation, dont homicide et blessures involontaires.
Le 8 juillet 2012, au petit matin, une jeune femme de 22 ans a été retrouvée morte au domicile de sa belle-soeur à Cossé-en-Champagne. Cause du décès : overdose d'héroïne, associé à un opiacé, le dextrométhorphane, un antitussif utilisé pour couper la drogue. Le compagnon de la victime, retrouvé à ses côtés, est conduit à l'hôpital.
Dans la journée précédant la mort de la jeune femme, son compagnon et elle s'étaient procuré de l'héroïne auprès d'un ami. C'est lui qui a dû répondre de ses actes devant le tribunal. Sur les lieux du drame, la drogue retrouvée, celle qui a été fatale, est de couleur marron. Le prévenu affirme que celle qu'il a vendue était de couleur blanche, coupée au seul sucre glace.Un argument que reprendra son avocat : « Il y avait deux héroïnes différentes : celle vendue par le prévenu et celle retrouvée sur place à l'origine des overdoses. »
Les arguments et la conviction de son défenseur ne suffiront pas. Déjà condamné 23 fois, pour des faits de violence, d'insécurité routière et de stupéfiants, l'homme a écopé de cinq ans d'emprisonnement, dont quatre années ferme. Il devra, en outre, indemniser les parents et le frère de la victime à hauteur de 13 000 euros.
Plus d'informations dans Le Courrier de la Mayenne du 21 mai.
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