Ils sont entrés en seconde avec la réforme du bac et la crise sanitaire. A l'heure où ils s'apprêtent à formuler leurs voeux sur Parcoursup, quel bilan, ces élèves mayennais, aujourd'hui en classe de terminale, peuvent-ils tirer de ces trois années de lycée ?
Partie un an en Angleterre pour y voir plus clair
La jeune fille, qui souhaite s'orienter vers une licence de journalisme culturel international à la Sorbonne, se dit à la fois "stressée et déçue".
Choisir ses trois spécialités en fin de seconde a été pour elle une première source d'inquiétude.
Devoir en abandonner une en fin de 1re l'a poussée à partir un an :
Un choix regretté
De retour à Évron, toujours "dans le flou", Blanche laisse la spécialité dans laquelle ses notes sont moins bonnes, SES (sciences économiques et sociales) :
S'ajoute à ces questionnements, l'incertitude du maintien des épreuves du bac avec le Covid.
Cocktails détonnant
La professeure s'est interrogée sur l'état de santé de ses élèves :
Selon elle, le stress est le plus souvent généré par "les consignes qui changent souvent".
Elle sent aussi, "une forme de lassitude".
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Des classes de spécialités allégées
En terminale à Mayenne, Oscar aimerait intégrer une licence science politique.
Il a bien vécu le distanciel. La réforme lui va aussi :
ll trouve même "rassurant de ne pas avoir de contrôles sur des matières qui ne [l]'intéressent pas".
Sans compter des classes de spécialités, "allégées en effectifs".
Pourtant, la professeure admet que certains quitteront le lycée avec des lacunes, "la plupart du temps de méthodes".
Il n'empêche qu'elle en est certaine, pendant ces trois ans :
Alors qu'ils ont dû choisir leurs spécialités pendant les années Covid, "avec moins d'accompagnement que les autres, ils ont aussi plus cassé les choses dans leurs choix".
Au lycée Lavoisier, "on a des doublettes SES/SVT qui n'étaient pas du tout dans l'ancienne mouture du bac", souligne l'enseignante.
Oscar lui, a bien apprécié "composer [ses] menus en fonction de [son] projet d'orientation ou des matières qui [lui] plaisent".
Mais à l'heure de Parcoursup, "certains se rendent compte qu'ils n'ont peut-être pas choisi les bonnes".
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Des choix postbac plus pragmatiques
En revanche, Justine Le Gouzougec qui est professeure principale d'une classe, remarque que leurs choix postbac "se tournent peut-être plus cette année vers des études encadrées et des choix plus pragmatiques".
Cette génération devra-t-elle prouver plus de choses que les précédentes à la sortie du lycée ?
"Y a-t-il vraiment un discours génération Covid du côté des recruteurs ? Je ne pense pas. On a tous vécu ce Covid, on en sort tous transformés avec des points négatifs et des points positifs. Ce serait ridicule de se focaliser sur des terminales de 2003 ou 2004", conclut l'enseignante.
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