Le maire de Châlon-du-Maine, Christian Quinton (EELV), se présentera face à Yannick Favennec (UMP) le 10 juin prochain. La troisième circonscription, laissée aux écologistes dans le cadre de l'accord Verts-PS pour les législatives, se trouve donc dans une configuration inédite : un face à face UMP-Verts… Lors des deux scrutins précédents, Yannick Favennec avait été élu dans un fauteuil au second puis au premier tour face à des candidats socialistes (apparenté ou adhérent) : Claude Leblanc et Jean-Pierre Le Scornet. Pas sûr que cette nouvelle donne soit à son désavantage… A moins qu'à la vague bleue de 2007 succède une vague rose en 2012, auquel cas le candidat Vert pourrait avoir une chance de faire mieux que ses prédécesseurs socialistes… Mais de là à battre Yannick Favennec, Christian Quinton reste réaliste. Le temps d'atteindre le nord de la Mayenne, la vague rose aura sans doute bien perdu de sa puissance… Néanmoins, le candidat écologiste se lance avec conviction et sérénité dans la campagne. Le plus important pour lui est qu'elle soit “honnête” et donne lieu à une confrontation d'idées… L'homme est attaché au débat politique, au service duquel il est engagé depuis plus de dix ans. Outre ses mandats de maire (depuis 1995), il a en effet été le suppléant de Claude Leblanc aux législatives de 2002 et candidat aux cantonales l'année dernière. Dans les deux cas, il a subi des revers indiscutables. Il a néanmoins suffisamment d'expérience pour avoir été préféré à Jean-Yves Griot, candidat en 2007 sur deuxième circonscription, mais originaire du canton de Loiron, aujourd'hui rattaché à la troisième. Ce dernier préfère d'ailleurs lui laisser la place. Plus jeune et à ses yeux assez expérimenté pour faire face, Christian Quinton assume aussi la charge de Vice-président de la communauté de communes de l'Ernée etcelle de président du syndicat de bassin de l'Ernée.
Pour cette nouvelle campagne, ses axes majeurs sont les suivants : les services publics (santé, éducation) et des services de l'Etat « Pour l'exercice de certaines compétences - exemple la Voirie -, les collectivités sont trop souvent livrées à elles-même », estime-t-il. La qualité des conditions de travail est à ses yeux le troisième défi majeur. Il exerce pour sa part le métier d'agriculteur : « ça me permet de garder les pieds sur terre et un peu dans la bouse »… Un contact avec la réalité du monde du travail qui guide son action politique.
Armel de Sansal
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