Elles sont bleues, vertes et noires et sont au cœur du plan climat voté par Mayenne communauté en septembre 2021.
Depuis plusieurs semaines, les élus de la communauté de communes arpentent le territoire pour découvrir ces trames écologiques, guidés par Fanny Goineau, chargée de mission animation du plan climat-air-énergie territorial (PCAET).
Réservoirs de biodiversité
"Les trames vertes, bleues et noires sont des réseaux écologiques : elles sont constituées de réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques qui les relient, explique Fanny Goineau. C'est un outil de restauration écologique du territoire."
Les trames bleues correspondent aux zones humides et aquatiques : mares, étangs, cours d'eau...
Les vertes regroupent quant à elles les milieux secs et anthropiques (créés par l'homme) : bords de routes, bocages, prairies, carrières...
Enfin, les trames noires sont relatives à la pollution lumineuse.
Sur le territoire de Mayenne communauté, ces trames ont été cartographiées par le centre permanent d'initiatives pour l'environnement (CPIE) Mayenne-Bas Maine en 2016 et 2017.
Cette carte a servi de base pour établir les fiches actions du PCAET. L'une d'entre elles vise à obtenir le label régional Territoire engagé pour la nature (TEN). Pour cela, les élus doivent établir un plan d'actions sur trois ans.
C'est pour préparer ce plan d'action qu'ils se réunissent régulièrement sur tout le territoire depuis le vote du PCAET.
"Ces réunions servent à faire monter les élus en compétences et à leur faire connaître les richesses naturelles de leurs communes, détaille Fanny Goineau.
À ces réunions s'ajoutent les visites de terrain. Elles prendront fin en mars.
Un label en 2023 ?
Prochaine étape ? La constitution de groupes de travail, pour élaborer une première ébauche de plan d'action.
"Il fera ensuite des allers-retours entre nous et la région, qui pourra nous rediriger. Cela devrait prendre un certain temps."
Mayenne communauté pourrait donc être labellisée "début 2023". À la clé, le financement d'actions en faveur de la biodiversité, mais aussi une communication sur cette problématique.
"Nous réfléchissons à des moyens de faire participer la population, annonce Fanny Goineau. Nous souhaitons embarquer un maximum d'acteurs."
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