■ C’est officiel. Philippe Henry se présente aux élections législatives dans la 2è circonscription de la Mayenne. Mardi après-midi, le maire de Château-Gontier et conseiller général, a annoncé sa candidature en zone industrielle Bellitourne, sièges aujourd’hui de deux fleurons économiques locaux : les franchises V & B et Chocolats Roland Réauté. Philippe Henry place en effet les questions économiques au cœur de sa candidature. Une candidature « indépendante en dehors des partis politiques », à l’image de son équipe municipale. « Il faut sortir du combat clanique. Il y a une attente forte d’un renouvellement de nos représentants. » Le maire ne fait pas de cadeau aux politiques actuels « loin de l’exemplarité ». Et de citer l’exemple de la réforme des retraites « où les parlementaires demandant des efforts aux Français, ont maintenu leurs droits dès le premier mandat. » La campagne présidentielle ne trouve pas plus grâce à ses yeux. « On est dans un vide sidéral de propositions. Aucune réponse n’est apportée aux grandes préoccupations des Français sur l’emploi, le pouvoir d’achat, la solidarité. Ce niveau consternant a été un stimulateur de ma candidature. » Philippe Henry a aussi considéré que la non-représentation du député sortant ouvrait une vraie opportunité de renouvellement de la circonscription. Avec le redécoupage électoral et l’intégration des cantons de St-Berthevin et Laval-nord ouest, la circonscription du sud-Mayenne est devenue la plus peuplée du département. C’est aussi un paradoxe, « le député du sud-Mayenne fera campagne sous les fenêtres de Guillaume Garot et il aura le 42è régiment », fait remarquer Philippe Henry. Dans ces secteurs, le candidat est moins connu c’est pourquoi il y commence ses rencontres dès la semaine prochaine.
Outre l’économie et l’emploi, Philippe Henry a comme thème de prédilection l’éducation et l’instruction. « L’école est un lieu essentiel qui doit participer à la lutte contre la fracture sociale. Il faut redonner des moyens humains au niveau de l’élémentaire, restaurer les fondamentaux dans les programmes. » Le candidat prône « une vraie décentralisation de l’Education nationale ». Philippe Henry avait déjà tenté la députation en 1997 alors qu’il était âgé de 27 ans. Cette fois-ci, il fait valoir dix ans d’expérience.
En cas d’élection, le maire de Château-Gontier pourrait être soumis au cumul des mandats. « Je me poserai la question à ce moment-là. Même si je suis favorable à la limitation, le député doit rester connecté à la réalité », revendique le candidat.
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