Ce lundi 19 septembre 2022, trois comparutions immédiates sont au programme du tribunal correctionnel de Laval (Mayenne). Mais après une première affaire jugée, la deuxième se fait attendre. Le prévenu, appelé à s'exprimer pour des faits de violence sur personne soignante, n'apparaît pas dans le box. Il se serait étouffé avec un morceau de pain et refuse de comparaître.
Les pompiers sont appelés pour conduire le quinquagénaire à l’hôpital et devraient être accompagnés par l’escorte, ce qui crée deux problèmes : le manque d’effectif de la police ne permet pas d’avoir une deuxième escorte pour aller chercher les deux protagonistes du dernier procès ; et la garde à vue du prévenu souffrant se termine aujourd’hui, ce qui signifie que s'il n’est pas jugé, il devra être remis en liberté.
Les magistrats envisagent un temps de devoir se rendre à l'hôpital, mais finalement le prévenu apparaît dans le box des accusés. Malgré la rapide plaidoirie de Maître Besnier, qui réclame pour son client un suivi psychiatrique, qui serait plus adapté, les magistrats décident de prononcer un maintien en détention jusqu'à ce que le prévenu puisse être jugé.
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Condamné pour violences et extorsion
Au préalable, un jeune lavallois de 19 ans a été condamné à un an de prison dont six mois ferme, pour avoir, le 15 septembre, molesté, frappé et forcé un autre garçon à retirer de l'argent à un distributeur de billets. Devant le tribunal, les explications du mis en cause sont restées confuses : "Je voulais juste qu’il me passe quelques cigarettes, je ne voulais pas le voler." Il a cependant été relevé que le prévenu doit en plus comparaître dans les jours qui suivent pour des faits qui lui sont reprochés quand il était mineur. Le juge d’application des peines devra déterminer les modalités de la détention.
Insultes et violences envers les gendarmes
En soirée, deux jeunes hommes connus de la justice ont été jugés dans une dernière affaire. Il leur a été reproché d'avoir, le 15 septembre, volé des viens avec violence et sous l'emprise de l'alcool, et plus tard, d'avoir importuné le patron d'un bar à Mayenne. De plus, ils ont insulté les gendarmes et provoqué trois jours d'ITT pour l'un des militaires. La procureure est revenue sur la méchanceté du principal fautif, "qui sait taper là où cela fait mal quand il menace de s’en prendre à la famille d’un gendarme ou bien lorsqu’il déclare qu’une femme n’a rien à faire chez les gendarmes".
Après les plaidoiries de la défense, les magistrats du siège ont condamné le premier prévenu à 15 mois de prison dont 6 avec sursis avec maintien en détention, obligation de soins et d’indemniser les victimes. Le second mis en cause devra effectuer 6 mois ferme auxquels s’ajoutent 2 mois de révocation de sursis. Sa détention se fera sous surveillance électronique.
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