Ce sont les auteurs d'une série de vols commis de novembre 2020 à novembre 2021 dans les communes de Bouessay, Bouère, Auvers-le-Hamon, Val-du-Maine, Arquenay et autres communes de la Sarthe par trois jeunes hommes qui comparaissent devant le tribunal de Laval (Mayenne).
Ils sont âgés de 22 et 23 ans et deux d'entre eux sont présents ce jeudi 4 mai 2023. Leurs larcins ont été commis par le même mode opératoire, en réunion, et principalement dans le domaine agricole. L'inventaire de leurs méfaits fait état de vols de tracteurs, d'un moteur de bateau, de remorque mais aussi de deux véhicules, entre autres.
"Seriez-vous victime d'un complot ?"
Les délits sont découverts quand l'un des prévenus contacte les policiers car il craint d'avoir été lui-même victime d'un vol. Les enquêteurs reconnaissent alors un ensemble d'objets volés et vont opérer une perquisition. L'homme avoue l'ensemble des faits qui lui sont reprochés, ce qui n'est pas le cas du second mis en cause qui nie s'être trouvé sur les lieux de trois vols bien qu'ayant été dénoncé par deux autres complices. " Seriez-vous victime d'un complot ? ", lui demande la présidente.
Le premier des deux justifie ses agissements par son besoin d'argent, sa crainte de ne plus pouvoir payer ses loyers et se déclare prêt à indemniser ses victimes. Il est pour sa part en semi-liberté à la maison d'arrêt du Mans pour d'autres faits. Son comparse, porteur de condamnations précédentes pour vols, est sorti de prison le 3 avril.
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L'agriculteur dort trois semaines dans son hangar
L'avocat de l'une des parties civiles raconte comment son client, victime de deux cambriolages en une semaine, a dormi pendant trois semaines dans son hangar où étaient entreposés les biens acquis avec toutes ses économies et dont une partie avait été dérobée.
Si la première avocate revient sur l'éventuel complot monté contre son client, la seconde, qui défend celui qui reconnait les faits, décrit un jeune homme conscient du mal qu'il a occasionné et demande au tribunal d'en tenir compte.
L'absent est condamné à trois mois avec sursis, le second mis en cause écope de six mois de prison avec sursis et le dernier mis en cause, outre l'interdiction de porter une arme, repart passer la nuit en prison et est condamné à une peine de 12 mois avec sursis. Le tribunal reçoit enfin les intérêts des parties civiles.
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