Mohamed Mara a rejoint Martigues en National 1 à l'été 2022. Son équipe était en bonne voie pour être promue en Ligue 2 mais a manqué sa fin de saison, à deux points près. Après avoir joué à Lorient en Ligue 1, le Guinéen qui a commencé le football à l’US Laval a connu un parcours semé d’embûches. Le joueur de 26 ans est désormais à la recherche d'un nouveau club pour la saison prochaine.
Êtes-vous attaché à la ville de Laval ?
C’est là-bas que tout a commencé. Je suis arrivé en France en 2010. Je suis allé près de mon oncle à Laval. À la base, je ne venais pas pour le foot. J’avais un visa d’un mois, pour les vacances. Mon oncle a décidé de me garder près de lui et m’a inscrit à l’école.
Comment avez-vous commencé le football ?
Avec l’école, on faisait des petits tournois. Pierre, un ami qui jouait à l’US Laval, a vu que j’étais bon alors il m’a proposé d’y aller. Un jour, j’étais seul sur le terrain avec mon ballon et les séniors avaient repris l’entraînement. C’est là où j’ai connu Damien Dinomais (kiné à Laval). Il m’a proposé de venir m’entraîner avec les séniors. À l’époque j’avais 15 ans, il a vu que j’étais bon et m’a pris sous son aile. Il est devenu comme un père pour moi à Laval. Il m’achetait des crampons, des vêtements de foot et m’a permis de faire des essais. C’est grâce à lui que j’ai fini à Lorient.
Comment avez-vous été repéré par Lorient ?
J’ai d’abord fait un essai à Rennes où il y avait Franck Haise. Il m’a reçu dans son bureau et m’a dit que c’était bon pour que je rejoigne le club. Au départ, j’avais un problème de papiers donc pour jouer en France, c’était compliqué. Je n’ai pas pu aller à Rennes. J’ai finalement dû retourner à Laval. C’était vraiment un moment compliqué. J’ai refait une saison à Laval. Ensuite, j’ai fait un essai à Angers mais j’ai eu le même problème administratif. J’étais découragé, je ne voulais plus faire d’essais.
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Vous faites finalement un ultime essai à Lorient.
J’ai dit à Damien que je ne voulais pas y aller et que ce serait le même problème mais il m’a convaincu. Ça s’est bien passé et le club m’a dit que je pouvais signer. J’avais pris tous mes bagages pour aller à Lorient et le même problème est arrivé. La Fédération a annulé toutes mes licences, ce qui voulait dire que j’étais inexistant en France. Quand le directeur sportif Régis Le Bris m’a expliqué la situation, j’ai pleuré, pleuré… Je suis retourné une nouvelle fois à Laval mais Régis Le Bris m’a dit : Mohamed, je vais tout faire pour que tu viennes à Lorient.
Dans le même temps, Franck Haise signe à Changé.
En plus des entraînements à l’US Laval, je m’entraînais avec lui à Changé. Régis Le Bris est ensuite venu dans mon salon à Laval et j’ai obtenu un titre de séjour. Avec Franck Haise, on a signé en même temps à Lorient, en 2015. J’étais avec lui avec la réserve, puis je suis monté en professionnel. Ça restera à vie, c’est inoubliable. J’ai cru en moi, c’était une fierté.
Vous avez joué trois saisons à Lorient, connu deux ruptures du ligament croisé et Martigues a manqué la montée à deux points près… votre parcours n’a jamais été simple.
Ça a souvent été compliqué, oui. Forcément, j’étais déçu de ne pas monter. Il ne faut pas non plus oublier que j’arrivais de Thonon Evian où je jouais en N3.
https://twitter.com/mohamed_mara11/status/1637111078122405890?s=20
En 2016, vous avez joué avec la sélection guinéenne. Quels souvenirs en gardez-vous ?
C’était la bonne époque ! Quand je suis venu en Europe, je ne pouvais pas retourner en Guinée parce que je n’avais pas les papiers. Quand j’ai pu y retourner, c’était avec la sélection. J’étais titulaire pour un match de qualification pour la Coupe du monde, c’était une grande fierté.
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