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Laval. Il commente les fêtes de la chasse depuis 46 ans

Actualités. Ce chasseur impénitent fait partager sa passion de la vénerie au public lors des fêtes de la chasse et des concerts de trompes.

Laval. Il commente les fêtes de la chasse depuis 46 ans

La chasse c’est un état d’esprit, une culture. On naît chasseur », affirme en préambule Philippe Dollon qui nous reçoit dans sa superbe propriété de Bois-Thibault près de Lassay-les-Châteaux où il s'est installé en 1994. « J'avais participé à un concert en faveur de la lutte contre la mucoviscidose et j'ai eu le coup de foudre pour cette ferme que j'ai restaurée », confie notre chasseur invétéré. Difficile d'échapper à cet appel de la nature quand on est né à Montfaucon-sur-Moine, dans le Maine-et-Loire aux confins du Poitou, de la Vendée et de la Loire-Atlantique. « J'aime la chasse sous toutes ses formes, le petit gibier, le grand, la chasse à tir, à l’arc, la chasse à courre et la chasse photographique. J’ai commencé par pêcher dans le marais poitevin alors que je ne savais pas marcher. Puis un jour, mon père écoutait à la radio les courses de chevaux de Vincennes. Pour présenter une course, il y a eu une sonnerie de trompes de chasse. J’avais dix ans. J’ai pris cela en pleine tronche et cela ne m’a jamais quitté ». De la trompe au fusil, il n'y a eu qu'un pas franchi allégrement en compagnie de ses aînés. « J’ai commencé par la chasse à tir, puis la chasse à courre. Un garagiste avait proposé à mon père d’assister à une chasse à courre dans la forêt de Vezins. Je l’ai accompagné ». Première émotion pour le gamin, celle d'un chien croisé sur la route en train de retraiter, c'est-à-dire de faire le parcours de chasse à l'envers. « On l’a ramené au maître veneur », se souvient notre chasseur impénitent qui a arpenté les bois et forêts de France et d'ailleurs. En témoignent les innombrables trophées qui tapissent les murs d'une pièce avec mezzanine transformée en véritable musée. Chacun a son histoire, celle d'une piste de trois jours dans le Vercors pour retrouver un bouquetin.
Philippe Dollon fait partager sa passion en commentant les concerts et les fêtes de la chasse à Carrouges, Le Pertre, Saint-Symphorien et bien d'autres. « J’ai eu la chance d’avoir vu 90% des équipages de chasse à courre. Il y en a 400 en France dont plusieurs en Mayenne. Je m’adresse toujours à la personne qui vient pour la première fois en espérant qu’elle repartira en ayant appris quelque chose. Mon père m’a dit : t’es fait pour cela. Laisse parler ce qu’il y a à gauche (il place sa main sur le côté gauche de sa poitrine) et fait passer ». Lors du festival de Changé dans la Sarthe, un couple d’une quarantaine d’années avec deux enfants est venu me saluer à la fin de la fête. On a passé une journée extraordinaire. Ils avaient lu par erreur festival de la vannerie ». Il n’y a pas de chasse sans vénerie, ni vénerie sans fanfare. L'ex-sonneur ne fanfaronne pas en déclinant les clés de la fanfare de circonstance : celle de la vue de l’animal, du lancer, des animaux en compagnie lorsqu’un cerf se réfugie au milieu d’une harde d’animaux, du débuché quand il sort du bois et part en plaine et l’hallali final. « Quand la retraite est manquée on parle de la rosalie. Chaque équipage a sa propre fanfare, son chant qui est sonné à la fin d’une curée pour remercier le maître (propriétaire de la chasse). Quelques personnalités ont une fanfare à leur nom ». C’est son cas. La “Philippe Dollon“ a été créée par François Bourcier, un sonneur des Echos du lys dans le Maine-et-Loire en 1996.
« Sans provocation, j’affirme qu’il faut être amoureux des animaux pour chasser. Quand j’ai la chance de rencontrer un écologiste, je lui parle de la différence entre la gestion et l’interdiction. Il y va de l’équilibre de la nature. J’ai été éduqué dans cet esprit. Lorsque je chasse, il y a des tas d’animaux que je laisse passer. Le temps est fini où on chassait pour remplir son congélateur. Le permis de chasser a permis d’éliminer les viandards. Les jeunes savent qu’ils ont des responsabilités. 80% du permis a pour but d’apprendre à connaître les animaux. Mais l’école de la nature que j’ai connue avec mes grands pères et mon père, ce n’était pas mal non plus ».
 

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