Une ligne droite. Un sommet de côte. Il est 5h du matin, Damien a trop bu. Il est au volant de sa petite voiture et sort d'une boîte de nuit. Il roule trop vite : plus de 120 km/h. À un peine plus d'un kilomètre de la discothèque, il percute un scooter. Florian, 15 ans, passager du deux-roues, est projeté sur le pare-brise de la voiture. L'auteur de l'accident à peur. Il pense à son permis, à la police, à la prison. Pas à la victime. Il accélère, fuit. Quelques minutes plus tard, une autre voiture arrive sur les lieux. Le conducteur distingue une masse, allongée sur la route. Trop tard. Elle percute le corps inanimé du jeune Florian. L'expertise médico légale démontrera que le premier choc fut fatal. Ce sont quelques kilomètres plus tard qu'un témoin découvre Damien, à l'arrêt. Sa voiture est en panne après le choc. Il le raisonne et revient sur les lieux du drame avec lui. Sur place, les gendarmes l'arrêtent.
Au tribunal jeudi 26 avril, l'ambiance était glaciale. Les pleurs du prévenu, sincères, se sont mêlés à ceux de l'assistance lorsque la mère et le frère de la victime ont lu une lettre, adressée au défunt. De l'autre côté de la barre, un assesseur peine à contenir ses larmes. « Nous n'avons pas en face de nous un assassin, déclarera Raphaël Sanesi, procureur de la République. Simplement un étourdi, un maladroit, un imprudent. Son comportement est aggravé par des circonstances précédent le drame, pendant le drame, et après le drame. » Quatre années de prison, dont deux ferme sont requises. Le tribunal a prononcé une peine de trois ans de prison, dont la moitié avec sursis.
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