C'est le ras-le-bol de la région parisienne qui nous a décidés de partir », explique Anne-Laure. Après avoir passé trois ans en internat en tant qu'éducatrice spécialisée, elle et son ami informaticien ont tout plaqué pour un an en Australie. Mais avant de s'accorder leur pause, ils ont dû se mettre en quête d'un permis vacances travail qui leur à coûté 300 € (NDLR: visa d'un an qui permet de travailler librement sur place). Le 30 mai 2014, les deux tourtereaux s'envolent, direction Sydney. « C'est la ville qu'on voulait voir en premier. Au départ, on avait pour objectif d'y travailler avant de partir en van à la découverte de l'Australie », raconte la jeune femme de 26 ans.
Une fois le pied à terre, ils logent chez un habitant à Sydney et se mettent en quête d'un travail. « Mon copain arrivait à se débrouiller en anglais mais moi j'avais vraiment des difficultés. La barrière de la langue s'est très vite fait sentir et les bars ou les restaurants où on voulait travailler n'embauchaient personne », regrette Anne-Laure. Dans leur malheur, ils se rendent dans un magasin de van tenu par un Français et ils ont eu le coup de foudre. Ni une, ni deux, ils en achètent un. « On s'est dit, on verra ce que l'on trouve sur les routes ! » Direction le nord du pays pour avoir de meilleures températures que le sud, alors en plein hiver austral. « On a vu des paysages de folie. Un matin, on se réveille et il y avait plein de kangourous autour de nous. On était émerveillés », se souvient la Marcilléenne.
Pendant leur séjour, ils vivent d'amour, d'eau fraîche et de petits boulots en ferme. Les paysages avaient beau être idylliques, l'aventure leur a parfois mené la vie dure. « Il faut lâcher son petit confort et ne pas avoir honte. Des fois, on pouvait ne pas se laver pendant une semaine. On n'avait pas de douche, du coup on devait se laver aux douches de plages avec de l'eau froide », explique Anne-Laure. La honte, les a priori, les Australiens ne les connaissent pas : « Ils ont une facilité à discuter avec les étrangers et ne jugent personne. Ils ne sont pas du tout méfiants entre eux. Ce n'est pas rare de voir une voiture ouverte sur un parking. En France, c'est impossible de voir ça », raconte la jeune femme.
L'expérience australienne a été une révélation pour Anne-Laure. Elle qui n'était jamais partie à l'étranger s'est retrouvée au bout du monde. « Ça fait du bien de quitter son train train quotidien. Ça vous ouvre l'esprit. Je me suis découverte une capacité d'adaptation que je n'aurais pas soupçonnée », explique-t-elle avec un grand sourire.
Avec son ami ils n'ont qu'une hâte : repartir. « On en veut toujours plus ! C'est dur de se remettre dans la vie normale », concède Anne-Laure. Après le désert australien, c'est la jungle de l'Asie du Sud-Est qui les attire.
Blog : www.leblog.desloulous.fr.
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