Par rapport au premier tour, 61 électeurs supplémentaires se sont déplacés aux urnes. En revanche, 836 bulletins blancs ou nuls de plus qu'au premier tour ont été comptabilisés, ce qui a diminué de 3,17 points le suffrage exprimé. Si l'on imagine que l'électorat d'extrême gauche aura rallié la solution anti-Sarkozy, bien malin celui qui pourra affirmer le comportement au deuxième tour des électeurs du Front national au premier tour, et surtout ceux du centriste François Bayrou qui, arrivé en troisième position à Laval avec 12,73 %, représentait sur la ville préfecture mayennaise une véritable force d'arbitrage, d'autant que les élus centristes locaux n'ont pas caché leurs divisions.
La participation des Lavallois au scrutin a été plutôt bonne, dans la moyenne, avec 81,18 % de participation. Le canton de Saint-Nicolas fait baisser la moyenne avec une participation de 77,17 %. C'est au 1er bureau, aux Fourches que les inscrits ont le plus rechigné à aller voter (67,07 % de participation). Au Bourny en revanche, le bureau n° 7 détient la palme avec un taux de participation de 88,24 %. La victoire de François Hollande sur Laval est indiscutable. Avec 56,18 % pour le nouveau Président contre 53,6 % à Ségolène Royal en 2007, la gauche progresse de trois points. Le candidat socialiste l'emporte sur 26 des 31 bureaux de vote, avec un score de près de 71 % au bureau n°17 des Pommeraies. Son plus médiocre résultat est enregistré au bureau n°14 du centre-ville rive gauche. Pour les militants socialistes lavallois, Guillaume Garot en tête, « c'est un beau succès ». Le maire de Laval et secrétaire départemental du PS arborait un large sourire en annonçant les résultats de sa ville depuis le perron de mairie. Quelques 200 sympatisants ont applaudi la nouvelle en agitant les drapeaux de la rose, des Verts, et de la campagne hollandiste en réponse aux coups de klaxon. Puis la fête s'est improvisée autour du jet d'eau. « Ce soir c'est la fête, mais cette victoire nous oblige. Elle nous crée des devoirs. Et d'abord celui de rassembler les Français, quel qu'ait été leur vote, après cinq années de tensions, de divisions, d'inégalités. Les défis qui nous attendent sont immenses. Il y a tant à faire pour réduire, dans la justice sociale, l'endettement de notre pays. Tant à faire pour les écoles, pour la jeunesse, pour les PME. Tant à faire pour remettre l'Europe debout. Face aux Français, nous avons un devoir de résultats ». Celui qui représentait les idées de Ségolène Royal au sein de l'état-major de campagne de François Hollande peut-il envisager un poste au Gouvernement ? « Ce n'est n'est pas d'actualité », répond l'intéressé. Et pour cause, l'actualité, c'est un siège de député à conserver (lire en chronique départementale).
Fred Martin
fmartin@courrierdelamayenne.com
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