À la barre : une armoire à glace d'1m83, 120 kilos. Assise dans la salle, la tête baissée : une gamine frêle, innocente. Devant le juge, le routier de Courcité à la retraite reconnaît les faits. Entre janvier 2008 et mars 2010, le "pépé" a agressé sexuellement la petite fille, âgée à l'époque de 12 ans. Une quarantaine de fois au total. « Je faisais ça n'importe quand. À tout moment de la journée. Dès que ma femme (la grand mère maternelle de la victime, NDLR) était occupée. Je savais que ce n'était pas bien. C'est horrible ce que je lui ai fait », confesse celui qui admet des attouchements, mais refuse de parler de viol. Les pratiques imposées, impossible à décrire sans inspirer un dégoût profond, ont ruiné la vie sexuelle et sociale, d'une fille encore mineure aujourd'hui.
C'est par hasard, en faisant le ménage au mois de mars 2009, que la maman avait trouvé un fragment de journal intime, tombé dans un coin de la chambre. La petite note était claire : « je me suis faite violer par mon grand-père ».
Le vice-procureur Guimbard a requis trois années d'emprisonnement, dont une année ferme. Le tribunal a suivi les réquisitions, y ajoutant l'inscription du pervers au fichier national des délinquants sexuels. Une somme de 26 500 euros a été demandée au titre des dommages et intérêts et préjudices moraux.
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