En passant dans sa rue, c’est la première chose que l’on remarque. Cela en vaut le coup d’œil, une ribambelle de Citroën des années 1960 est stationnée devant chez lui. Symboles d’une époque mais aussi d’un art de vivre, Jean-Luc Cardin est un passionné et ça se sent. En 30 ans, il a restauré quatre Citroën 2 CV ainsi que 3 Citroën Méhari. L’homme de 58 ans a parmi ses plus belles trouvailles, une 2 CV de type A qui a le même âge que lui. « Pour ma 2 CV de presque 60 ans, j’étais très attaché au fait de trouver toutes les pièces d’origine dans des bourses d’échanges de pièces détachées. Au final, même l’essuie-glace est d’époque », savoure Jean-Luc Cardin.
Cet attrait pour la mécanique, le Morbihannais d’origine l’a toujours eu. Né au milieu des bulldozers de son père qui dirigeait une entreprise de travaux publics, ce professionnel de santé, revient à ses premiers amours par le biais de sa passion. « A 5-6 ans j’étais émerveillé par ces grosses machines de chantier. C’est vrai que c’est un milieu qui m’a beaucoup marqué et si on ne m’avait pas contrarié, c’est ce que je ferais aujourd’hui ». Ce choix de carrière, Jean-Luc Cardin ne le regrette pas aujourd’hui et se souvient d’un deal qu’il avait eu avec son père. « Mon père m’a ordonné de passer mes concours. Si je les avais, il me payait les pièces pour monter une Méhari ». C’est avec cette fameuse Méhari, sa première restauration mais aussi tout simplement sa première voiture qu’il a mené, le jour de son mariage, le cortège nuptial.
« Quand j’étais petit je jouais pendant des heures et des heures au meccano, maintenant c’est pareil mais c’est un grand meccano ». Beaucoup du temps libre de Jean-Luc Cardin passe dans la mécanique mais sa famille et lui y-compris sont d’accord pour dire que « ça change les idées et que c’est apaisant ». A force de démonter et remonter des 2 CV et des Méhari et d’avoir suivi des stages de mécanique, Jean-Luc Cardin sait faire beaucoup de choses tout seul. « Ce sont des voitures qu’on peut bricoler dans son jardin avec une caisse à outils et un cric. Les pièces sont légères et il n’y a pas d’électronique », répond- t-il en toute modestie. Il fait appel à ses collègues deuchistes adhérents tout comme lui à l’association Maine 2CV de Soulgé-sur-Ouette. « Je leur confie la soudure et la peinture, car je n’ai pas leur coup de main », raconte Jean-Luc Cardin.
« Mes voitures sont anciennes, mais ce ne sont pas pour autant des pièces de musée, il faut qu’elles roulent ».
Dans la vie de tous les jours, comme le matin au moment d’aller à son lieu de travail, Jean-Luc Cardin fait tourner le moteur de ses protégées. Egalement friand de voyages, le Lavallois a participé à des raids de plus de 5 000 km lors de chaque chaque édition dans des pays d’Europe et autour de la méditerranée. Avec l’agence Norev, (Noyal-sur-Vilaine (35) organisation raid évasion) il a parcouru la Turquie en 2002 en faisant escale en Italie et en Grèce, traversé les Balkans avec notamment l ’Albanie en 2004 et a rejoint le Maroc par bateau en 2006 pour le sillonner du Nord au Sud par la suite. Jean-Luc Cardin raconte : « Ces raids m’ont permis de passer du temps avec mon frère que je ne voyais pas souvent, et ça reste de très bon souvenirs avec des paysages grandioses ».
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