Un huissier et une citation à comparaître devant le tribunal, voilà en résumé l’étrange journée de Claude Gourvil, conseiller général d’Europe Ecologie les Verts. « De quoi être intimidé pour l’après-midi », glisse-t-il dans un rire. Un rire jaune néanmoins, car la visite était loin d’être attendue. « Je suis poursuivi par Aprochim pour une tribune parue dans l’hebdomadaire Haut-Anjou, explique, amer, l’élu du canton de Laval Nord Est. Mes propos étaient porteurs d’une connotation dont je n’imaginais pas les conséquences ». Dans l’édition du 8 juin de l’hebdomadaire, il s’était exprimé dans une tribune à l’occasion des législatives. A la question, « quelle est la première proposition de loi que vous souhaiteriez déposer ? », l’élu avait répondu : « La première loi, ciblée, que je déposerai concernera le contrôle des installations classées, pour rompre le lien d’intérêts entre les contrôlés et les contrôleurs. L’exemple d’Aprochim à Grez-en Bouère montre que, sans indépendance et sans transparence des contrôles, un industriel sans scrupule peut meurtrir tout un territoire pour engranger des profits honteux, mettre en danger la santé des riverains et de ses salariés, détruire l’économie vivrière locale ».
Pour rappel, la société Aprochim, spécialisée dans le traitement des déchets industriels, est soupçonnée d’être à l’origine d’une pollution aux polychlorobiphényles (PCB) dans les communes de Bouère et Grez-en-Bouère. « Par rapport à ce que j’ai pu entendre dans la bouche d’autres personnes, c’est soft, juge Claude Gourvil. Ce qu’ils font, c’est un peu prendre un marteau-piqueur pour écraser une fourmi ». L’élu comparaîtra devant le tribunal de Laval, le jeudi 26 juillet.
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